Publié le 17/04/2017 à 08:20 / Talluto Franck

Jeunes agriculteurs

Aller dans les écoles pour faire connaître le métier d'éleveur laitier, et plus généralement, l'activité agricole, est l'objectif de l'animation « Le monde de la vache Lisette », développée par le Criel et reprise par les Jeunes agriculteurs de la Loire. Fort du succès de cette animation, le syndicat veut aller plus loin, en se tournant d'avantage vers les collèges.

En 2016, environ 130 classes ont bénéficié de l'intervention des éleveuses membres des Jeunes agriculteurs. « Le monde de Lisette » permet d'expliquer le métier d'agriculteur et de répondre aux nombreuses questions, avec beaucoup de pédagogie et de partage.

C'est une vache pas comme les autres. Lisette est l'égérie d'une animation, mise en place par le Centre Régional Interprofessionnel de l'Economie Laitière (Criel) du Sud-Est en 2015. Elle a pour objectif de parler de l'élevage laitier et du métier d'agriculteur, en allant dans les écoles. Plusieurs formations pour intervenir en classe ont été proposées aux éleveurs intéressés. Dans la Loire, l'initiative avait séduit, dès le départ, plusieurs membres de la commission des agricultrices de la FDSEA, déjà impliquées dans la communication. Lydie Thollot est l'une d'entre elles. Elle raconte : « Nous avons été ravies du résultat. En tant qu'éleveurs, nous sommes les mieux placés pour parler de notre métier. »


En 2016, le syndicat des Jeunes agriculteurs de la Loire, dont elle fait partie, a décidé de reprendre l'animation Le monde de la vache Lisette, pour développer cette action qui rencontrait de plus en plus de succès. Trois agricultrices se répartissent actuellement les interventions sur le département. Elles sont accompagnées par Julie Boucherot, animatrice au niveau du syndicat, qui est également chargée de coordonner et de planifier les différentes interventions. Cette dernière a vu le nombre de demandes augmenter au fur et à mesure des mois.

 

« Nous sollicitons les écoles par courrier et nous avons beaucoup de retours car l'animation, gratuite, est en adéquation avec le programme scolaire. » L'année dernière, environ 130 classes ont été rencontrées, du niveau CE1 au niveau 6e, sur 34 journées. Pour 2017, le syndicat souhaite répondre favorablement à un maximum de demandes, et développer les animations auprès des collèges. « Nous recherchons des financements, car l'animation a un coût et nous souhaitons préserver la gratuité pour les écoles. »

« Parler de notre métier »

Quelques mois après la reprise au niveau JA, les animatrices sont très satisfaites. « C'est très intéressant de parler aux enfants de notre métier. On se rend compte qu'ils ne connaissent pas grand chose, même en campagne. Et pourtant ce sont les consommateurs de demain, explique Lydie Thollot. Nous voulons montrer que notre métier est complet, que l'on gère une entreprise mais aussi que l'on travaille avec du vivant. On oublie trop souvent de dire les choses positives que l'on fait, comme le recyclage, et qu'on prend soin de nos animaux. On doit pouvoir aussi expliquer pourquoi on est amené à utiliser des produits phytosanitaires, quand c'est nécessaire. »


L'animation dure en moyenne 1h30 Les agricultrices interviennent en principe auprès de plusieurs classes dans la même journée. Elle est composée d'une présentation en cinq panneaux qui exposent le cycle de la vache, les différentes races, l'alimentation, le travail à la ferme, les produits du lait... A la fin, un jeu sous forme de quiz, par petits groupes, permet aux élèves de conforter leurs acquis.

Des élèves captivés

Le retour des élèves, comme des enseignants, est très positif. « Les enfants sont très attentifs, ils posent beaucoup de questions. Parfois ils me disent qu'ils aimeraient bien venir dans ma ferme. C'est motivant. » Lydie espère que d'autres membres des Jeunes agriculteurs se lanceront dans les animations : « C'est à la portée de tout le monde. Tout agriculteur sait raconter son métier. Si on ne sait pas répondre à une question, on peut le dire. » L'outil sous forme de panneaux est, selon elle, très bien conçu et permet d'aborder la plupart des sujets. Il faut parfois revenir sur des points qui semblent être des évidences, mais qui ne le sont pas forcément pour les élèves.

 

Parmi les méconnaissances les plus courantes : « Les enfants ne savent pas que pour faire du lait, il faut que la vache ait un veau. Souvent, ils ne connaissent pas non plus la différence entre le foin et la paille. » Les agricultrices amènent avec elle des objets : boucle, passeport, paille, ensilage, foin... pour que ce soit plus concret. Pour les plus curieux, ces animations peuvent ensuite déboucher sur des visites d'exploitations, notamment via le réseau des fermes pédagogiques.

Anaïs Labrosse
Mots clés : JEUNES AGRICULTEURS LOIRE AGRICULTURE LE MONDE DE LA VACHE LISETTE COMMISSION DES AGRICULTRICES DE LA FDSEA