Publié le 21/09/2017 à 07:50 / Talluto Franck

Politique

Dimanche, la Loire élit ses sénateurs
La Loire fait partie des départements concernés par les élections sénatoriales, dimanche. 1 839 grands électeurs auront ce jour-là l'obligation de voter pour désigner les quatre sénateurs qui représenteront le territoire au palais du Luxembourg.

Les élections sénatoriales permettront de renouveler ce dimanche les sièges de 170 sénateurs (dont les quatre de la Loire) sur les 348 que compte le palais du Luxembourg. © Sénat

C'est une première sous la Ve République. Après les élections présidentielle et législatives, les sénatoriales se déroulent également en cette même année 2017. Elles auront lieu ce dimanche et permettront de renouveler, pour un mandat de six ans, les sièges de 170 sénateurs sur les 348 que compte le palais du Luxembourg. 38 départements sont concernés, par ordre minéralogique de l'Indre-et-Loire aux Pyrénées-Orientales en passant par la Loire. Même chose pour les départements d'Île-de-France, quatre départements d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, La Réunion et Mayotte) et deux collectivités d'outre-mer (Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon). Six des douze sénateurs représentant les Français établis hors de France seront également renouvelés à la représentation proportionnelle, tandis qu'une élection partielle en Savoie permettra d'attribuer le poste de sénateur vacant.


Contrairement aux deux suffrages organisés au printemps dernier, celui-ci suscite bien moins de commentaires. Cela s'explique en partie par son mode de fonctionnement, qui diffère puisque seuls les grands électeurs des territoires concernés voteront dimanche (députés et sénateurs, conseillers régionaux, conseillers départementaux, conseillers municipaux), soit 1 839 dans le cas de la Loire. Pour eux, ce sera une obligation : ceux qui ne se déplaceraient pas s'exposeraient à une amende de 100 euros. « Le vote est centralisé, rappelle le ministère de l'Intérieur. Il se déroule au chef-lieu du département ou de la collectivité d'outre-mer, sous l'autorité du président du tribunal de grande instance, assisté de deux juges désignés par le premier président de la cour d'appel. »

Scrutin proportionnel

Le scrutin diffère selon le nombre de sénateurs à élire. Pour les 14 départements qui ne doivent en désigner qu'un ou deux, le scrutin majoritaire à deux tours s'appliquera. Pour les plus peuplés, où doivent être élus au moins trois sénateurs (quatre dans la Loire), c'est le scrutin proportionnel qui s'appliquera : « L'élection a lieu au scrutin de liste à un seul tour, avec listes bloquées et répartition des restes à la plus forte moyenne sans possibilité de panachage ni de vote préférentiel. Sur chaque liste, les sièges sont attribués aux candidats d'après l'ordre de présentation et chaque liste doit être composée alternativement d'un candidat de chaque sexe. »


Localement, seuls trois des quatre sénateurs sortants postulent à nouveau : Maurice Vincent, élu en 2011 sous l'étiquette socialiste et désormais membre du groupe La République en marche, ne se représente pas. Au contraire de Bernard Fournier, membre du groupe Les Républicains, et des communistes Cécile Cukierman et Évelyne Rivollier (devenue sénatrice en décembre 2016 suite au décès de Jean-Claude Frécon).

 

Huit listes

Comme l'a officialisé le préfet de la Loire dans un arrêté signé le 8 septembre, huit listes postulent aux élections sénatoriales dans le département.
En avant pour la Loire : Jean-François Barnier (maire du Chambon-Feugerolles, conseiller départemental, président de l'association des maires de la Loire), Michelle Delorme (maire de Chambéon), Jean-Louis Gaillard (maire de Souternon), Françoise Clément (maire de Grézolles), Eric Berlivet (maire de Roche-la-Molière), Dominique Chavagneux (adjointe au maire de Pélussin).


Avec vous pour la Loire : Bernard Fournier (sénateur sortant et président de l'Union des Communes rurales de la Loire), Corinne L'Harmet-Odin (adjointe au maire de Saint-Etienne), Gérard Moncelon (maire de Néronde), Anne Droin (maire de Marlhes), Gérard Marc (maire de Nandax), Sylvie Genebrier (maire de Chalain-d'Uzore).


Bleu marine pour la défense de nos communes et de nos départements : Sophie Robert (conseillère régionale), Charles Perrot (conseiller régional), Sarah Brosset, Henri Cazenave, Raphaëlle Jeanson, Gabriel de Peyrecave (conseiller régional).


Engagés pour la Loire ; les communes et les territoires, notre priorité : Cécile Cukierman (sénatrice sortante), Serge Vray (maire de Chenereilles), Évelyne Rivollier (sénatrice sortante), Jean-Alain Barrier (maire de Farnay), Cécile Exbrayat, Maurice Dichampt (maire de La Chamba).


La Loire au Sénat : Alain Berthéas (président de Loire Forez), Sandrine Colombat (première adjointe au maire du Coteau), Georges Bernat (maire d'Amions), Michèle Bisaccia (première adjointe au maire de Saint-Priest-en-Jarez), Brice Larcher, Sylvie Blanchon.


Unis pour la Loire : Jean-Claude Tissot (maire de Saint-Marcel-de-Félines), Martine Roffat (maire de Saint-André-d'Apchon), Jean-Paul Chartron (adjoint au maire de Firminy), Ramona Gonzalez Grail (maire de La Talaudière), Eric Michaud (adjoint au maire de Riorges, conseiller départemental), Sylvie Robert (maire de Saint-Didier-sur-Rochefort).


Agir en équipe pour la Loire : Bernard Bonne (président du Conseil départemental), Sophie Rotkopf (adjointe au maire de Roanne, conseillère régionale), Eric Lardon (maire de Saint-Marcellin-en-Forez), Delphine Jusselme (adjointe au maire de Saint-Étienne), Hervé Reynaud (maire de Saint-Chamond), Brigitte Bratko (maire de Pouilly-lès-Feurs).


Rendez-vous au Sénat : Stéphanie Moreau (conseillère municipale d'opposition à Saint-Etienne), Marc Bouquet, Marie-Paule Gagnal, Bernard Lourd, Annie Fara, Renaud Aulagner.

Non-cumul des mandats

Comme cela avait été le cas lors des législatives au printemps, les sénateurs élus dimanche devront respecter les règles liées au non-cumul des mandats. Comme le rappelle l'Association des maires de France (AMF), « le mandat de parlementaire sera désormais incompatible avec les fonctions de maire (maire d'arrondissement, maire délégué) et d'adjoint au maire, de président ou de vice-président d'un EPCI, d'un conseil départemental ou régional ou encore d'un syndicat mixte ». Ils ne pourront plus, non plus, exercer en plus de leur mandat national une fonction exécutive au sein d'une société d'économie mixte (SEM), d'un établissement public local (EPL), d'une société publique locale (SPL), d'une société publique locale d'aménagement (SPLA) ou encore d'un organisme public d'HLM.


L'AMF indique toutefois que « les parlementaires pourront conserver un mandat de simple conseiller municipal, départemental ou régional ou encore être membre du bureau d'un EPCI mais ils ne pourront plus recevoir ou conserver de délégation. La loi a cependant prévu une exception : l'exercice d'une délégation des attributions exercées par le maire au nom de l'Etat, comme celle d'officier d'état civil par exemple ». S'ils sont élus dimanche, les candidats disposant déjà d'un mandat local (de nombreux maires postulent) n'auront pas le choix de la fonction à occuper : ils « seront présumés avoir fait le choix d'exercer le mandat brigué et seront donc contraints d'abandonner, dans un délai de 30 jours, celui ou ceux devenu(s) incompatible(s) ».

Franck Talluto

 

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