Publié le 01/04/2018 à 10:40 / Talluto Franck

Jeudi 12 avril

Gagner de la matière sèche sur les fauches précoces
Cette date est d'ores et déjà à retenir. Il s'agit de celle de la journée Innov'action dédiée aux fauches précoces co-organisée par des structures techniques ligériennes.

Dans le cadre de la journée dédiée à la fauche précoce de l'herbe, plusieurs matériels seront en démonstration.

La Chambre d'agriculture de la Loire, Loire conseil élevage et la FDCuma organisent une journée dédiée à l'herbe, jeudi 12 avril, de 13h30 à 17 heures à Saint-Cyr-les-Vignes. La thématique choisie est : Comment gagner rapidement de la matière sèche sur les fauches précoces ?. Cet après-midi se veut être un temps d'échange entre éleveurs et conseillers. Des interventions permettront d'aborder plus précisément deux problématiques : les chaines de récolte de l'herbe permettant d'obtenir de la matière sèche rapidement ; la hauteur de fauche. Des matériels seront également en démonstration : faucheuse à section et faucheuse à plat en 5 m ; andaineur à tapis à peigne ; retourneur d'andain ; pickup large ensileuse.

 

C'est sur l'exploitation de Nicolas Charretier (lieu-dit Les grandes haies à Saint-Cyr-les-Vignes) que se déroulera la journée dédiée à la fauche précoce. « Les organisateurs (FDCuma, Loire conseil élevage et Chambre d'agriculture de la Loire) souhaitaient qu'elle se tienne sur une parcelle où l'herbe se récolte habituellement tôt, plutôt dans des coteaux, explique l'agriculteur, également membre du bureau de la Chambre d'agriculture de la Loire. Ils voulaient de la pente, mais aussi une partie plane. »

Apporter des éléments de réponse

« Aujourd'hui, il existe plusieurs techniques différentes de récolte de l'herbe, estime Nicolas Charretier. Les agriculteurs s'interrogent sur leurs pratiques et sur comment les faire évoluer. Quand on manque de main d'œuvre, on a tendance à faire des gros andains d'herbe, ne favorisant pas un séchage optimal. La journée sur l'herbe va proposer des techniques qui demandent plus de disponibilité et du matériel différent. La question de l'investissement collectif peut alors se poser. » Ceci explique notamment la présence de la FDCuma aux côtés de Loire conseil élevage et de la Chambre d'agriculture. Cette journée doit permettre aux agriculteurs d'apporter des éléments de réponse à leurs interrogations : « Un des atouts de la journée est de voir le matériel en fonctionnement dans des conditions réelles. »


Nicolas Charretier voulait également mettre l'accent sur un autre facteur d'efficacité du système : le parcellaire. « Avoir des parcelles les unes à côté des autres permet un gain de temps et d'efficacité considérable. » Il est directement concerné puisqu'il a laissé 17 ha situés à 17 km du siège de l'exploitation pour reprendre 29 ha enclavés dans les terrains qu'il exploite : « J'ai désormais un îlot de 60 ha à proximité des bâtiments. J'ai pu développer le pâturage des vaches laitières. » De plus, « la conduite des parcelles n'est pas du tout la même si elles sont proches du siège ou éloignées : l'observation de la culture n'est pas la même, les interventions et l'entretien non plus ». Avoir un parcellaire groupé assure « un gain physique et un gain mental à l'agriculteur. Il n'y a pas la fatigue liée au déplacement en tracteur, la surveillance des animaux est facilitée, on est plus serein... » Des parcelles groupées peuvent aussi « faciliter la réflexion d'un projet d'irrigation ». En ce qui le concerne, Nicolas Charretier n'a pas assez de recul pour mesurer l'impact de ces échanges parcellaires puisqu'ils sont récents. Néanmoins, « il y aura un gain inévitable ».

Lucie Grolleau Frécon
Mots clés : LOIRE AGRICULTURE ÉLEVAGE 12 AVRIL 2018 JOURNÉE HERBE SAINT-CYRIL-LES-VIGNES