Publié le 13/06/2018 à 10:35 / Talluto Franck

MSA

Garantir les services aux usagers et la continuité des chantiers de modernisation
À partir du 1er juillet prochain, Cyrille Plus (38 ans) rejoindra la sous-direction de la MSA Ardèche-Drôme-Loire en charge de la famille, retraite, cotisations et de la gestion des individus en remplacement de Nadine Coursin, nommée directrice adjointe à la MSA Alpes-Vaucluse. Précédemment en poste à la MSA Côtes normandes, il était en charge des services de santé, ainsi que de missions transverses pour l'ensemble de la caisse.

Cyrille Plus intégrera début juillet la sous-direction de la MSA Ardèche-Drôme-Loire.

Qu'est-ce qui vous a amené à travailler à la MSA ?

Cyrille Plus : « Travailler à la MSA a été un vrai choix. À l'origine, j'ai plutôt une formation juridique en droit des entreprises, mais avec un attrait particulier néanmoins pour le social et la protection sociale en général. Titulaire d'un Master 2 en gestion de structures sanitaires et sociales, j'ai intégré, au début de ma carrière, la Caf (Caisse d'allocations familiales) de Nanterre dans les Hauts-de-Seine (Île-de-France). Je travaillais alors sur le financement de structures sociales et le montage de projets sociaux (crèches, haltes garderie, centres sociaux, foyers de jeunes travailleurs, etc.) avec les communes et les associations du secteur. Par la suite, j'ai pris en charge un service d'action sociale en lien avec les travailleurs sociaux à Caen, en Normandie, plus particulièrement de prestations d'aides extra-légales destinées aux familles en grande difficulté (perte de conjoint, arrêt de longue maladie, licenciement, etc.). Cela m'a permis d'avoir un contact de proximité avec les publics qui en ont peut-être le plus besoin et pouvoir adapter au quotidien notre action vis-à-vis d'eux. Puis, en 2015, j'ai intégré l'École nationale supérieure de sécurité sociale (EN3S) à Saint-Étienne, qui forme les cadres dirigeants de la sécurité sociale. Pendant mes études, j'ai effectué mon dernier stage de direction à la MSA avec le souhait d'y rester. »

Selon vous, quel est l'atout principal de la MSA ?

C.P. : « La proximité avec les élus. Nous avons un réseau d'élus et de professionnels au sein des MSA qui sont très proches du terrain. Ils font remonter des besoins qui permettent de mettre en œuvre des actions qui correspondent le mieux aux personnes, comme par exemple les actions de prévention organisées localement. Je trouve cela extrêmement intéressant. Avec le conseil d'administration, il y a aussi une forte présence et implication. Nous avons su garder une proximité avec le terrain, avec les personnes qui bénéficient directement des aides ainsi qu'avec les entreprises et les employeurs. Le monde agricole fait lien avec le territoire, c'est une présence intéressante qui demande beaucoup d'implication mais qui est en même temps très valorisante. »

Connaissez-vous les territoires de l'Ardèche, de la Drôme et de la Loire ?

C.P. : « Pour être honnête, très peu, et justement cela m'intéressait de découvrir une autre région et sortir finalement de ma zone de confort. En Normandie, l'activité est un peu moins saisonnière que dans ces départements avec une prédominance des élevages laitiers et de grandes cultures, même si c'est un territoire très riche avec une grande diversité d'activités. J'avais envie d'aller voir comment fonctionnaient d'autres territoires. L'Ardèche, la Drôme et la Loire concentrent une très grande richesse de cultures et d'élevages différents, l'arboriculture bio ou plus conventionnelle, la viticulture et bien d'autres choses qu'il me reste à découvrir ! »

Sur quels domaines allez-vous orienter vos futurs chantiers ?

C.P. : « Je vais d'abord prendre connaissance et contact avec le terrain et avec les équipes qui travaillent ici, voir ce qui se fait déjà et où se situent les besoins afin de répondre le mieux possible aux enjeux. Ce qui me paraît important est de veiller au mieux à garantir les services aux usagers bénéficiaires de prestations ou cotisants tout en assurant la continuité des chantiers de modernisation en cours. Je pense que nous avons de vraies actions à mener en lien avec les territoires tout en prenant en compte toutes les évolutions, notamment législatives. Les choses vont très vite, comme la dématérialisation entre autres ou la nécessité d'adapter notre fonctionnement aux attentes et aux besoins des bénéficiaires. »

Propos recueillis par Anaïs Lévêque
Mots clés : MSA ARDÈCHE DRÔME LOIRE EN3S CYRILLE PLUS