Cyclisme

Paris-Nice arrive à Pélussin mercredi
L’arrivée de la 4e étape de la Course au soleil sera jugée mercredi après-midi à Pélussin. Le peloton entrera dans la Loire par l’ouest du département avant de le traverser pour descendre vers le Pilat. De quoi permettre à de nombreux amateurs de la petite reine de profiter du spectacle.

© Alex BROADWAY / ASO

Cette année encore, la course cycliste Paris-Nice va lancer la saison des courses par étapes européennes majeures. Comme les neuf précédentes, la 77e édition s’élance des Yvelines ce dimanche pour rallier la Côte d’Azur sept jours plus tard. Entretemps, le peloton fera un crochet par le département puisque la quatrième étape, mercredi 13 mars, le conduira de Vichy à Pélussin. Les coureurs arriveront dans la Loire autour de 12h20 du côté de Saint-Priest-la-Prugne avant de traverser le territoire d’ouest en est pour descendre vers Pélussin, où ils sont attendus entre 16h19 et 16h47.

 

D’après les spécialistes, cette étape semble promise aux sprinteurs, avec de véritables pointures présentes au départ de l’épreuve. Citons ainsi l’Australien Caleb Ewan, de même que le Néerlandais Dylan Groenewegen, le Norvégien Alexander Kristoff (vainqueur d’une étape du Tour de France à Saint-Etienne en 2014), le Britannique Mark Cavendish ou les Français Arnaud Démare, Christophe Laporte et Bryan Coquard. 23 équipes cyclistes prendront le départ, les dix-huit bénéficiant de la licence World Tour de l’Union cycliste internationale (UCI) et cinq invitées.

De belles têtes d'affiche

La Colombie viendra en force avec dix représentants dans la liste provisoire des engagés, dont six peuvent être présentés comme des prétendants crédibles à la victoire finale : Nairo Quintana, Esteban Chaves, Miguel Angel Lopez, Egan Bernal, Sergio Henao (vainqueur de l’épreuve en 2017) et Rigoberto Uran. D’autres grands noms du cyclisme mondial sont attendus, comme les Espagnols Marc Soler, tenant du titre, et Luis Leon Sanchez, l’Australien Richie Porte (vainqueur d’étape à la Croix de Chaubouret en 2015 et de l’épreuve en 2013 et 2015), le Norvégien Edvald Boasson Hagen, le Belge Philippe Gilbert, le Polonais Michal Kwiatkowski, le Britannique Simon Yates, le Néerlandais Niki Terpstra ou les Français Romain Bardet, Tony Gallopin, Pierre Rolland, Warren Barguil et Lilian Calmejane.

 

Le parcours 2019 « marque un retour au classicisme, chaque type de coureur pourra trouver son bonheur », annonce ASO, l’organisateur. Alors que trois voire quatre étapes devraient revenir à des sprinteurs, Paris-Nice s’aventurera aussi sur un terrain davantage connu des pilotes que des grimpeurs. Passage obligé du rallye de Monte-Carlo, le col de Turini accueillera pour la première fois la Course au soleil. Le Tour de France, lui, s’est déjà hissé à trois reprises en haut des 1 607 m de ce col de légende. Le nom des hommes passés en tête du sommet en 1948, 1950 et 1973 donne une idée du calibre de ceux qui devraient s’illustrer lors de cette “spéciale” conclue par 15 km d’ascension à 7,3 % de moyenne : Louison Bobet, Jean Robic, Vicente Lopez Carril. L’autre moment clé de cette édition sera sans doute le contre-la-montre de 25,5 km organisé le cinquième jour autour de Barbentane (Bouches-du-Rhône), au cœur du joli massif de la Montagnette.

Franck Talluto

Quand une équipe locale courait Paris-Nice

En présentant le parcours 2019, les organisateurs de Paris-Nice ont adressé un clin d’œil à Pélussin, où sera jugée l’arrivée de la quatrième étape ce mercredi. Ils ont effectivement rappelé que « en 1983, le club de cette petite localité, cher à Pierre Rivory (ancien coureur professionnel) et à Gilles Mas (président de l’Ecsel), dominait le cyclisme amateur français et aligna même une équipe pro dans Paris-Nice ». L’un de ses hommes, Michel Larpe, avait d’ailleurs pris la 3e place du contre-la-montre !
Le club créé en 1971 avait rapidement pris de l’envergure avec les victoires accumulées. « Parmi elles, des podiums de championnats de France avec Martine Robert et le passage de Dominique Garde dans le milieu professionnel », peut-on lire sur le site internet de l’actuelle Union cycliste d’Affinois Pélussin (UCAP). En 1980, l’Union cycliste de Pélussin fusionne avec le club de Saint-Etienne pour donner naissance à l’Union Cycliste Saint Etienne Pélussin. Cette nouvelle entité va d’abord briller, remportant notamment la Coupe de France Mavic des clubs amateurs en 1981 et en 1982, avec aussi la participation de Marielle Garde (née Guichard) aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984. D’importantes difficultés financières apparaissent au milieu des années 1980. Le club se sépare finalement entre l’Union cycliste Pélussin et l’Union cycliste Saint-Etienne Valbenoite, rebaptisée depuis Espoir Cycliste Saint Etienne Loire (Ecsel).
Revivez cette épopée grâce à l’exposition que propose l’UCAP dans le hall du cinéma de Pélussin jusqu’au 16 mars. Entrée libre.
F.T.

 

 

 

Mots clés : CYCLISME PÉLUSSIN VICHY PARIS-NICE MARS 2019 PIERRE RIVORY DOMINIQUE GARDE