Rétrospective

Regard dans le rétroviseur sur l'année 2018
Tour d'horizon, non exhaustif, de ce qu'il faut retenir de l'année agricole écoulée.

L'année 2018 a été marquée par de nombreux projets de loi.
Dossier réalisé par Lucie Grolleau Frécon

Projets de loi, des feuilletons aux nombreux épisodes

Que ce soit le projet de loi alimentation, relatif aux Etats généraux de l'alimentation, le projet de loi sur la revalorisation des retraites agricoles ou le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019, intégrant l'exonération de charges pour les employeurs saisonniers agricoles (Tode), tous ont mis de nombreux mois à se concrétiser

Etats généraux de l'alimentation

Le 21 décembre 2017, Edouard Philippe, Premier ministre, clôt les ateliers des Etats généraux de l'alimentation, mais pas les débats. Ainsi, le réseau FNSEA-JA reste mobilisé toute l'année pour faire entendre sa voix. Le projet de loi est présenté au Conseil des ministres le 31 janvier. Il reprend les trois axes stratégiques : promouvoir la souveraineté alimentaire de la France, qui doit passer par l'amélioration du revenu des agriculteurs ; promouvoir des choix alimentaires respectueux de la santé et de l'environnement (séparation de la vente et du conseil par exemple) ; réduire les inégalités d'accès à une alimentation durable et de qualité (mesures pour la restauration collective par exemple).

 

Le projet de loi est ensuite présenté, mi-avril, à la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Alors que les responsables professionnels étaient pleins d'espoirs au sortir des EGA, ils estiment désormais que le compte n'y est pas. Le projet de loi est adopté en première lecture le 30 mai à l'Assemblée nationale et examiné au Sénat à partir du 26 juin, qui l'adopte en première lecture dans la nuit du 2 au 3 juillet, mais la version comporte de nombreuses modifications. Puis, la Commission mixte paritaire (députés et sénateurs) se réunit mais ne réussit pas à trouver de compromis sur le projet de loi.

 

FDSEA et JA sont à nouveau mobilisés, lundi 16 juillet, devant les permanences des députés de la majorité après cet échec en Commission mixte paritaire. Les 17 et 18 juillet, la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale examine, en deuxième lecture, le texte de loi. Sur de nombreux sujets, ils rétablissent les mesures supprimées par les sénateurs. Dans la soirée du 25 septembre, les sénateurs rejettent, en nouvelle lecture, le projet de loi. De retour en lecture définitive le 2 octobre à l'Assemblée nationale, il ne peut plus être modifié. Le projet de loi est définitivement adopté le 2 octobre à l'Assemblée nationale.


Reste désormais la publication des ordonnances pour que la loi s'applique. Les premières versions des ordonnances, concernant notamment les prix abusivement bas, le seuil de revente à perte, l'encadrement des promotions, etc., ne satisfont pas le syndicalisme majoritaire, qui met la pression sur le gouvernement en appelant à la mobilisation à plusieurs reprises (début novembre, mi-décembre). Finalement, en fin d'année, le 13 décembre, l'ordonnance relevant le Seuil de revente à perte et encadrant les promotions a été publiée. Un nouveau projet d'ordonnance relatif à l'interdiction de cession à un prix abusivement bas aux acteurs des filières alimentaire a été présenté par le gouvernement le 17 décembre.

TODE

Dans l'été, l'annonce de la suppression du dispositif Tode, permettant d'exonérer les employeurs de main d'œuvre saisonnière en agriculture, fait parler d'elle. La FRSEA organise une manifestation le 11 septembre à Valence. Une nouvelle mobilisation régionale a lieu le 14 septembre, avec un réveil matinal des préfets dans la Drôme et dans le Rhône. La Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale réintègre, le 16 octobre, le dispositif du Tode dans le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2019. Ce projet de loi suit le même chemin parlementaire que la loi Alimentation. La profession reste mobilisée pour essayer de faire évoluer le texte. Finalement, le 29 novembre, l'Assemblée nationale vote une exonération de charges pour les employeurs saisonniers agricoles avec un seuil de 1,20 Smic pour 2019 et 2020 en adoptant le PLFSS 2019.

Retraites agricoles

Le projet de loi sur la revalorisation des retraites agricoles de 75 à 85 % du Smic connait lui aussi des allers-retours entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Il avait été adopté en première lecture le 2 février 2017 à l'Assemblée nationale. Mais la proposition de loi est retoquée par le Gouvernement, qui utilise la procédure « vote bloqué », le 7 mars, premier jour de discussion de ce texte au Sénat en séance publique. Le débat est reporté au 16 mai. Puis, le gouvernement fait savoir qu'il souhaite que la revalorisation des retraites agricoles s'inscrive dans le projet de loi sur la réforme générale des retraites discuté à partir de l'automne. Ainsi, en octobre, les grandes lignes de la réforme des retraites sont présentées par le gouvernement, après six mois de dialogue avec les partenaires sociaux. Cette réforme prévoit qu'un euro cotisé donne les mêmes droits. C'est ce que demandait la FNSEA depuis 2009. Est également annoncé le principe d'un minimum de retraite équivalent pour tous les retraités.

 

 

Climat, les caprices du ciel se multiplient

L'année 2017 avait été capricieuse du point de vue de la météo. La Loire avait été reconnue en calamités tant pour le gel, la grêle et la sécheresse. Ainsi, de mi-janvier à mi-février, les agriculteurs télédéclarent leur demande d'indemnisation dans le cadre de la procédure des calamités pour le gel du printemps 2017, et du 15 février au 15 mars pour la sécheresse de l'été 2017 (pertes de récolte). A la fin de l'hiver, la partie nord de la France connait des inondations. Les pratiques agricoles sont une nouvelle fois accusées, alors même que la profession estime que l'agriculture est une solution face aux aléas climatiques.


Alors que des orages violents (grêle, vent) s'abattent sur certains secteurs du département dans l'été, une sécheresse s'installe insidieusement. Mi-juillet, le département de la Loire est placé en situation de vigilance vis-à-vis de la consommation d'eau. Les restrictions s'étendent sur le territoire ligérien au fil des semaines. Fin août, le manque de pluviométrie se fait cruellement sentir sur les exploitations. Les agriculteurs commencent à s'inquiéter des stocks de fourrages dans lesquels il faut déjà piocher. Les responsables professionnels sont à l'écoute du terrain. Une rencontre avec les services de l'Etat se tient mercredi 12 septembre pour sensibiliser l'administration et lui demander de réactiver la cellule de veille.

 

 

L'Association solidarité sécheresse Loire 2018 est activée fin septembre et les responsables professionnels (Chambre d'agriculture, FDSEA et JA) se mobilisent pour contractualiser de la paille de riz et de canne de maïs pour approvisionner les exploitations agricoles ligériennes qui doivent faire face au manque de fourrages et de paille. En parallèle, ils travaillent pour constituer le dossier de demande de reconnaissance du caractère de calamité pour la Loire (passage en commission nationale mi-janvier 2019). Le préfet et les représentants des services départementaux de l'Etat sont sur le terrain vendredi 26 octobre, à l'invitation de la Chambre d'agriculture, pour constater les conséquences de la sécheresse dans les exploitations (stocks, état des cultures). Plus globalement, c'est la morosité ambiante qui règne chez les agriculteurs qu'il faut retenir de cette journée de visites.


Il faut aussi retenir que le Conseil régional débloque, fin novembre, une enveloppe pour aider les agriculteurs qui doivent faire face aux conséquences de la sécheresse. Le Département doit également apporter son soutien. Alors que les températures demeurent douces jusqu'à fin octobre, la neige fait son apparition en fin de journée du 29 octobre. Tombant sur des arbres non dépourvus de leurs feuilles, elle casse de nombreuses branches.

 

 

FDSEA-JA, une année rythmée

Plusieurs temps forts ont marqué la FDSEA et Jeunes agriculteurs Loire au cours de l'année 2018. Retour sur certains d'entre eux :
- début janvier, passage de témoin à la direction de la FDSEA. Après une trentaine d'années passées à la FDSEA de la Loire, Patrick Breyton laisse la place de directeur à Guillaume Tailland.
- début janvier, séjour de membres du conseil d'administration de la FDSEA et de l'équipe administrative à Paris pour rencontrer la FNSEA (responsables professionnels et équipe administrative). Ensemble, ils abordent les dossiers d'actualité. Une visite de l'assemblée nationale est également au programme.
- fin février, suite à l'assemblée générale de Jeunes agriculteurs Loire, une nouvelle équipe est élue à la tête du syndicat. Rémi Jousserand reste président de la structure, Bertrand Palais devient secrétaire général, la plupart des responsables de groupes de travail (viande, lait, installation, etc.) changent.
- début mars, dans le cadre du comice de Feurs, les membres de la section bovine de la FDSEA et du groupe viande JA se mobilisent pour proposer aux visiteurs une dégustation de viande.
- lundi 12 mars, présence de la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, à l'assemblée générale de la FDSEA de la Loire.
- 14 février, annonce que la Loire organisera en 2019 le congrès national de Jeunes agriculteurs, mardi 4, mercredi 5 et jeudi 6 juin au Scarabée de Roanne-Riorges. L'équipe ligérienne en charge de cet événement le présente officiellement fin mars.
- fin avril, signature d'une charte départementale des bonnes relations entre bailleurs et fermiers.
- lundi 17 septembre, à Feurs, organisation d'une journée à destination des producteurs laitiers du département, pour échanger avec des représentants des laiteries et des représentants de la FNPL. Le prix du lait est au cœur des débats.
- mardi 23 octobre, Jeunes agriculteurs Loire organise une journée d'échanges entre les jeunes installés et les responsables de coopératives implantées dans la Loire pour que les premiers connaissent mieux le fonctionnement des coopératives et fassent remonter leurs attentes aux seconds.
- lundi 10 décembre, présence de Jérémy Decerle, président de JA national, au conseil fédéral FDSEA-JA, qui marquait le lancement de la campagne pour les élections à la Chambre d'agriculture.
- lundi 17 décembre, les listes communes FDSEA-JA pour plusieurs collèges pour les élections à la Chambre d'agriculture sont présentées à la presse, après avoir été déposées en préfecture le 14 décembre. Le projet commun est intitulé Avançons ensemble les pieds sur terre.

 

Des actions sont également conduites tout au long de l'année, comme par exemple l'organisation de plusieurs inaugurations d'installation par JA sur l'ensemble du territoire ligérien. L'occasion de mettre en avant le dispositif pour les installations aidées et l'intérêt du renouvellement des générations en agriculture auprès des invités (élus locaux notamment). De nombreuses rencontres sont aussi organisées par les responsables de la FDSEA et de JA avec les élus du territoire, notamment députés et sénateurs, sur des sujets comme les prix rémunérateurs, la Pac, les projets de loi, les accords de libre échange, la sécheresse, l'agribashing... Le dossier des dégâts de gibier, notamment ceux de sangliers, n'est pas oublié. Bien sûr, les responsables des syndicats FDSEA et JA appellent, à plusieurs reprises, à la mobilisation, répondant à un mot d'ordre national, régional, ou sur une initiative départementale. On peut par exemple citer la mobilisation, début juin, pour bloquer des sites pétroliers stratégiques (raffineries) pour pointer du doigt les incohérences du gouvernement (distorsions de concurrence), suite au vote à l'Assemblée nationale de la loi EGAlim.

 

 

Rendez-vous annuels, encore de belles réussites

La Loire est riche d'événements annuels ou bi-annuels mettant en avant le dynamisme de l'élevage du département. Ces rendez-vous sont synonymes d'opportunités pour communiquer sur l'agriculture à l'attention du grand public. Ainsi, l'année 2018 a été ponctuée par plusieurs manifestations d'élevage, qui ont une nouvelle fois été synonymes de réussite :
- Comice de Feurs, vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 mars pour les concours d'animaux, et jusqu'au lundi 12 mars pour la foire-exposition. Les écuries affichent une nouvelle fois complet, avec la nécessité, pour les concours d'animaux de boucherie charolais et limousin, d'éliminer des animaux. La satisfaction est au rendez-vous chez les organisateurs vu le nombre de visiteurs en hausse, la qualité constante des animaux exposés, les cours pratiqués satisfaisants, les animaux presque tous vendus... Le président de la Fédération nationale bovine, Bruno Dufayet, fait l'honneur de sa présence au comice.
- Génilait, mercredi 4 juillet, à Chalain-le-Comtal. Ce rendez-vous assure la promotion de la génétique laitière ligérienne, mais est aussi synonyme de convivialité. Il accueille un concours amical de primipares et de vaches 2e veau, une vente sous plis (plutôt qu'aux enchères habituellement), des flashs d'informations sur l'actualité génétique laitière. 400 repas sont servis le midi.
- Journée du mouton, dimanche 22 juillet, à l'estive de Garnier, sur la commune de Saint-Bonnet-le-Courreau. La 32e Journée du mouton, organisée par le Syndicat des éleveurs de moutons de la Loire, met cette année en lumière l'élevage de brebis laitières. Elle accueille également ce qui fait le succès habituel de ce rendez-vous : concours de dressage de chiens de troupeau, exposition de races ovines, démonstration de tonte, déjeuner à base de grillades d'agneau, dégustation de viande...
- Fête du lait, samedi 8 et dimanche 9 septembre à Nandax, au Lycée agricole de Ressins. Soleil, site agréable, visiteurs nombreux, organisation parfaite, animaux de qualité, tout est réuni pour que ce rendez-vous à la fois professionnel et grand public soit une réussite. La Fête du lait, dont la raison d'être est le concours départemental de races laitières, accueille pour la première fois le concours départemental limousin.

 


- Journées de la fourme de Montbrison et des Côte du Forez, les 5, 6 et 7 octobre à Montbrison. Des vaches représentant les races laitières élevées sur le territoire de la fourme de Montbrison AOP sont présentes tout le week-end. Cette manifestation accueille aussi pour la première fois la remise des prix du concours des produits fermiers innovants organisé par le Conseil départemental.
- Fête du charolais, samedi 20 et dimanche 21 octobre au Scarabée de Roanne-Riorges. Les animations habituelles font une nouvelle fois le succès de ce rendez-vous annuel : ses concours (243 bovins reproducteurs inscrits, 106 bovins de boucherie, 9 cases de 4 agneaux de boucherie), sa promotion de la viande (dégustation, vente, repas), sa ferme pédagogique, ses expositions de chevaux, d'animaux de basse-cour, de vieux matériel..., ses stands. La fréquentation est similaire à l'édition 2017, mais les organisateurs constatent une augmentation du nombre de tickets repas vendus.
- Concours départemental Aubrac, dimanche 11 novembre dans la cadre de la foire de la Saint Martin à Fontanès. Une quarantaine de femelles et mâles de race Aubrac concourrent le matin. Pour la première fois, d'autres races allaitantes sont exposées toute la journée : Ferrandaise, Limousine, Salers.
Des rendez-vous annuels sont également donnés par la FDSEA et Jeunes agriculteurs Loire pour engager le dialogue entre agriculteurs et grand public :
- Ferme en ville, du 5 au 7 avril, place Jean Jaurès à Saint-Etienne. Après une édition délocalisée au Parc des expositions dans le cadre du concours national Prim'holstein, Ferme en ville rejoint le centre-ville de Saint-Etienne. Des classes de CM1 et CM2 sont accueillies les jeudi et vendredi, et le grand public sur les trois jours. Des ateliers (lait, légumes, viande), une mini-ferme, des dégustations leur sont réservés.
- Fête de l'agriculture/ Finale départementale de labour, dimanche 19 août à Rozier-en-Donzy. Outre la finale départementale de labour, qui est la raison d'exister de ce rendez-vous annuel, diverses animations autour de l'agriculture et ses filières sont proposées aux visiteurs. Une ferme située à proximité du site ouvre également ses portes et organise des visites guidées. Dans le cadre de cet événement est organisée pour la première fois la remise des prix du challenge Agrimanager proposé par le Crédit agricole pour les jeunes en formation dans les établissements scolaires agricoles du département.

 


- Rencontres à la ferme, deux dimanches fin septembre. Cinq fermes du réseau FDSEA-JA ouvrent leurs portes pour accueillir le grand public et communiquer sur le métier d'agriculteur. Il en ressort des échanges positifs avec les visiteurs.

 

 

Mais aussi...

Les ministres passent...

L'année commence avec Stéphane Travers comme ministre de l'Agriculture. Dans le cadre d'un petit remaniement ministériel, Didier Guillaume, sénateur drômois, le remplace, le 16 octobre. Mardi 28 août, le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, annonce sa démission. Il est remplacé par François de Rugy.

 

Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture / © AFP

Une nouvelle carte pour les zones défavorisées simples

L'Union européenne a demandé, il y a plusieurs années, à la France de réviser son zonage en raison de la non-conformité relative à l'attribution de l'aide ICHN. Le 26 janvier, se tient au ministère de l'Agriculture, une réunion sur la révision de la carte des Zones défavorisées simples (ZDS). Un mois après, le ministère de l'Agriculture présente une nouvelle carte des Zones défavorisées simples. Dans la Loire, la carte proposée correspond à la réalité du terrain. Ce n'est qu'en fin d'année que la carte est validée à l'échelle nationale.

Vers de nouveaux accords de libre échange ?

Mercredi 14 février, le réseau FNSEA-JA dans la Loire se mobilise devant les sous-préfectures pour dire « stop au double discours » du président de la République : accepter que des produits agricoles entrent sur le territoire français avec des normes opposées à ce qui est exigé en France, alors qu'il est demandé aux agriculteurs français de produire avec des contraintes supplémentaires (dans le cadre des EGA). Puis, une mobilisation régionale, le 21 février, bloque des axes routiers pour dire non à la viande importée des pays du Mercosur et à la distorsion de réglementation. La session du 24 au 26 avril de pourparlers de libre-échange entre l'UE et le Mercosur s'est soldée par un blocage. Le 21 avril, l'Union européenne et le Mexique annoncent avoir conclu un accord de principe pour moderniser le traité de libre-échange qui régit leurs relations commerciales.

Le loup dans la Loire

Alors que le plan loup est en cours de révision à l'échelle nationale, et qu'il ne satisfait pas la profession car le désarroi des éleveurs n'a pas été entendu, dans la Loire, des expertises, faisant suite à une attaque sur un mouton, confirment la présence d'un loup solitaire à Saint-Pierre-de-Bœuf dans la nuit du 26 au 27 février. Le 14 mai, le comité départemental loup est installé par le préfet.

Toujours et encore la FCO

Le sérotype 4 de la FCO (Fièvre catarrhale ovine) est arrivé par la Haute-Savoie début novembre 2017. L'ensemble du territoire continental français est en zone réglementée BTV 4 et 8 depuis le 1er janvier 2018. Les mouvements de ruminants sont donc libres sur tout le territoire continental. La vaccination devient facultative. Des accords régissent les mouvements d'animaux vers l'étranger. A partir du 1er juillet, le coût des vaccins commandés est à la charge des éleveurs.

Arrivée de la peste porcine ?

A la fin de l'été, la peste porcine africaine gagne la Belgique. Des mesures sont prises dans le Nord-Est de la France pour stopper le développement de cette maladie qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l'élevage français.

Préparation de la Pac post 2021

Dès le début de l'année 2018, FNSEA et JA défendent l'avenir de la Politique agricole commune (Pac), menacée par des risques de co-financement du premier pilier et de renationalisation. Début mai, la proposition de la Commission européenne de réduire le budget 2021-2027 de la Pac de 5 % est jugée inacceptable par le ministre de l'Agriculture français, ainsi que par la FNSEA. Alors que les discussions se poursuivent, la commission des affaires européennes du Sénat s'inquiéte elle aussi, début décembre, d'une baisse des budgets et d'une potentielle renationalisation de la politique européenne.

 

 

Egalement en 2018

Depuis le 9 janvier, chaque éleveur de la région qui fait abattre des bovins en France peut accéder à ses données d'abattage sur le nouveau site internet d'Interbev Auvergne-Rhône-Alpes et aux nouveaux services qu'il propose.

500 responsables agricoles et élus sont réunis dans le Puy-de-Dôme, le 25 janvier, pour les vœux du président de la République adressés spécifiquement au monde agricole. Son discours porte notamment sur les Etats généraux de l'alimentation (EGA), avec une juste rémunération aux producteurs, la Pac, avec la défense du budget, mais aussi la volonté de signer rapidement un accord commercial avec les pays du Mercosur.

La Région concrétise, en février, une centrale d'achat afin de favoriser l'approvisionnement des restaurants des établissements publics en produits locaux dans le cadre de son opération La Région dans mon assiette, après une phase test de plusieurs mois. L'objectif du Conseil régional est de passer de 15 à 60 % de produits locaux dans les assiettes.

Une équipe du Lycée agricole de Ressins participe au Trophée national des lycée agricoles qui se déroule dans le cadre du Salon de l'agriculture à Paris, du 27 février au 4 mars.

Lors du salon de l'agriculture, du 27 février au 4 mars, les président du Conseil régional Aura et de la Chambre régionale d'agriculture signent un plan d'ambition pour les filières agricoles d'un montant de 9 millions d'euros. Progressivement, au cours de l'année 2018, un plan régional est décliné pour chaque filière, favorisant des aides à l'investissement plutôt qu'au fonctionnement.

Jeudi 8 mars, la candidature de la Loire est retenue pour accueillir le concours national de la race Charolaise en 2019 dans le cadre de la Fête du charolais au Scarabée de Roanne/Riorges.

Le contrat de solutions est lancé en novembre 2017 par la FNSEA et une trentaine d'organisations du monde agricole. Le 11 juillet, 40 organisations s'engagent finalement pour établir une trajectoire de réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires, des risques et des impacts.

Un protocole départemental pour l'accompagnement de projets de retenues de stockage d'eau, en partenariat entre la Chambre d'agriculture de la Loire, les services de l'Etat, le Conseil départemental, est mis en place en début d'année 2017 et présenté lors de la session de la Chambre d'agriculture de la Loire fin mars.

La Loire accueille le concours Innov'aliment, jeudi 22 mars, au Lycée agricole de Précieux. Onze équipes de six établissements de la région ont présenté leur innovation en matière de plat.

La première édition des Trophées de l'agriculture, organisée par La Tribune Le Progrès et les chambres d'agriculture de la Loire et de la Haute-Loire, se tient lundi 26 mars. Objectif : valoriser le monde agricole de la Loire et de la Haute-Loire pour communiquer auprès de la profession et du grand public.

Le schéma régional des structures est en place depuis le 3 avril. Il se substitue aux schémas départementaux.

En avril est mis en service un nouveau site internet pour la Chambre d'agriculture de la Loire. Il a été pensé pour que les utilisateurs trouvent rapidement et facilement les réponses à leurs besoins en termes d'information, d'accompagnement, d'appui technique et de formations.

Un protocole sanitaire d'exportation des viandes bovines françaises en Chine est signé en juin, après 17 ans d'embargo (viandes bovines de moins de 30 mois, sans os, congelées, entières ou hachées).

Le 25 juin, le ministre de l'Agriculture présente le Programme ambition bio 2020 à l'issue du Grand conseil d'orientation de l'agriculture biologique. Le programme est doté de 1,1 milliard d'euros et s'articule en sept axes. La France veut passer de 6,5 à 15 % de terres cultivées bio d'ici 2022.

Mercredi 26 septembre, de nombreux représentants des filières d'élevage sont réunis pour concrétiser la création d'un collectif pour défendre l'élevage français et signer un manifeste visant à contrer les attaques anti-specistes et pour alerter les services de l'Etat. Peu après, l'abattoir Gesler, dans l'Ain, est victime d'un incendie volontaire attribué aux « anti-viande ». Le collectif s'étend aux départements limitrophes à la Loire. Effectivement, des représentants de l'Allier, de la Saône-et-Loire, du Rhône se retrouvent dans la Loire le 15 octobre pour faire prendre conscience de la situation au préfet de la Loire et pour signer à leur tour le manifeste.

Lundi 22 octobre, est signée une nouvelle charte départementale du foncier agricole par le préfet, le président du Conseil départemental, le président de la Chambre d'agriculture et les représentants de plusieurs EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale).

La fourme de Montbrison AOP entre officiellement au patrimoine culturel et immatériel de la France. C'est ce qui est annoncé le 9 novembre.

 

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