Brexit : le casse-tête des accords commerciaux
« Une impasse ? », se demandent Michel Jacquot, ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne, et Daniel Guéguen, lobbyiste, au détour d'une étude qu'ils viennent de produire sur le Brexit et la Pac. L'affaire n'est simple ni pour les Vingt-Sept ni pour le Royaume-Uni où la Haute Cour de Londres vient d'estimer que l'accord du Parlement est nécessaire pour déclencher la procédure de l'article 50 du traité européen sur la sortie du pays de l'UE. Le gouvernement va faire appel de cette décision devant la Cour suprême. Saisir l'OMC « sans plus attendre » Lorsque la première ministre britannique, Theresa May, qui compte toujours lancer « avant fin mars 2017 » la procédure de l'article 50, sera sortie de cet imbroglio et autres casse-tête internes créés par le référendum du 23 juin sur le Brexit, il lui reviendra de proposer un « contrat de divorce » à ses partenaires, lesquels devront de leur côté, selon l'étude, « revoir certains des mécanismes de la Pac, notamment parce que le budget communautaire (recettes et dépenses) sera affecté » par le Brexit (un manque à gagner annuel de 5 milliards d'euros). Et « il en ira de même s'agissant des...
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