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Pratique

Comment arrêter de scroller (vraiment)

Désactiver les notifications, déplacer ses applis, prévoir des alternatives concrètes : arrêter de scroller n’est pas une question de volonté, mais de méthode. Voici des gestes simples et efficaces pour reprendre le contrôle de son temps… sans supprimer son smartphone.

Comment arrêter de scroller (vraiment)
Mongkol - stock.adobe.com
Les Français passent en moyenne 4,6 heures par jour devant un écran, tous supports confondus, soit 29 % du temps hors sommeil.

Arrêter de scroller n’est pas une question de volonté. Si c’était le cas, ce serait déjà fait. Le scrolling infini repose sur des mécaniques bien connues : récompense aléatoire, nouveauté permanente, peur de rater quelque chose. Résultat : on ouvre une application sans y penser, et on y reste plus longtemps que prévu. Pour en sortir, inutile de supprimer son smartphone ou de culpabiliser. Il faut changer le cadre.

Première étape : identifier les moments à risque

On ne scrolle pas n’importe quand. Toujours dans les mêmes situations : fatigue, ennui, attente, fin de journée. Prendre conscience de ces déclencheurs permet de sortir de l’automatisme. Ce n’est pas “je suis accro”, c’est “mon cerveau cherche une pause”.


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Deuxième étape : rendre le scroll moins accessible

Pas besoin de bloquer les applications, mais simplement retirer les réseaux de l’écran d’accueil, désactiver les notifications non essentielles, passer l’écran en noir et blanc. Chaque micro-obstacle redonne au geste une dimension consciente. Si ouvrir l’application demande deux secondes de plus, le réflexe perd déjà de sa force.

Troisième étape : décider à l’avance quoi faire à la place

On ne remplace pas une habitude par du vide. Avant même de vouloir moins scroller, il faut choisir ses alternatives : lire quelques pages, marcher cinq minutes, écrire, écouter un podcast précis. Le cerveau a besoin d’options immédiates. Sans plan B, il retournera toujours au plan A.

Quatrième étape : limiter le temps, pas interdire

Dire “j’arrête complètement” ne fonctionne pas. Mieux vaut décider de moments dédiés : dix minutes le soir, un créneau précis dans la journée. Le scrolling devient alors un choix, non un remplissage automatique. Et paradoxalement, il perd de son attrait.

Cinquième étape : accepter l’inconfort

Les premières minutes sans scroll sont souvent étranges. On s’ennuie, on se sent inutile, presque nerveux. C’est normal. Cet inconfort est le signe que le cerveau se réhabitue au silence. Il ne dure pas. Et derrière lui, on retrouve quelque chose de précieux : de l’espace mental.


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Arrêter de scroller, ce n’est pas se couper du monde. C’est simplement reprendre la main sur son attention. Et découvrir, parfois avec surprise, qu’il existe bien mieux à faire de ces minutes-là.