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Événement

Comment le Salon de l'agriculture 2026 s’adapte à l’absence des épreuves bovines historiques ?

L’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) aura eu raison de la présence des bovins sur le SIA en 2026. Une situation inédite qui a nécessité une réorganisation des allées du Salon.

Par C. B. et M.-C. S.-B.
Comment le Salon de l'agriculture 2026 s’adapte à l’absence des épreuves bovines historiques ?
Si les bovins seront absents du Pavillon 1 cette année, cochons, moutons, chevaux, lapins... seront de la partie et monteront pour certains sur le ring des concours. ©Archives Apasec

Le 13 janvier, l’annonce a fait l’effet d’une bombe : le Salon international de l’agriculture (SIA) se tiendra sans bovins. « Dans un contexte sanitaire exceptionnel, les organismes de sélection et associations des races bovines ont fait, de manière indépendante et responsable, le choix de ne pas présenter d’animaux cette année. Cette décision ne relève pas du Salon, qui l’a actée et respectée, dans un esprit de responsabilité collective et de protection des filières. Si cela a été un coup dur au début, nous avons fait le choix du rebond », explique-t-on du côté des organisateurs.


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En effet, face à cette situation historique, « c’est la première fois depuis cent cinquante-cinq ans que le Concours général agricole ne compte pas d’épreuves bovines, et depuis plus de soixante ans que le Salon n’accueille pas de bovins », les organisateurs ont dû repenser l’organisation des espaces et des parcours.

« Dans ce contexte, nous avons repensé l’offre, enrichi les contenus, imaginé de nouvelles propositions avec le même niveau d’exigence, afin d’offrir aux agriculteurs, exposants et au public, un Salon à la hauteur des attentes des Français. Le Salon demeure une expérience complète, avec 3 500 animaux, plus de 1 100 exposants et l’ensemble des filières représentées. La vache est un symbole alors on a dû multiplier les symboles ! » soulignent Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, et Valérie Le Roy, directrice du SIA.

Un Pavillon 1 repensé

Ainsi, le Pavillon 1, « historiquement dédié à l’élevage bovin », a été réorganisé. Les autres espèces animales, autres que bovines, seront toujours présentes dans ce Pavillon, avec ses rings et les concours ovins et porcins du Concours général agricole.


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 « Les éleveurs, y compris bovins, restent présents à travers les stands des organismes de sélection. Le Grand ring a été réinvesti pour des spectacles et démonstrations autour des chevaux et des ânes en particulier. Le reste du Salon conserve son organisation habituelle », précisent les organisateurs.

Le bien-être animal, ADN du Salon

Sur le plan sanitaire, tout est également prévu. Depuis 2018, un cabinet indépendant de vétérinaires accompagne le Salon, avec une veille sanitaire permanente, des contrôles réguliers et un dispositif vétérinaire présent 24 heures sur 24, explique-t-on du côté du Ceneca et du SIA.


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« Les conditions d’accueil, de repos et de confort des animaux sont strictement encadrées, permettant au public de venir en toute confiance. L’absence des bovins illustre cette exigence de prudence. Si des animaux sont présents, c’est parce que toutes les conditions sanitaires sont réunies. La protection des filières, c’est aussi la protection de notre souveraineté alimentaire et du lien de confiance entre agriculteurs et citoyens. Nous prendrons une initiative inter salons agricoles ayant du vivant après notre édition pour pouvoir réagir, si besoin, ensemble aux différents aléas », concluent Arnaud Lemoine et Valérie Le Roy.