Dermatose nodulaire contagieuse : l’État prolonge la vaccination ciblée
Le Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cnopsav) s’est réuni en séance plénière le 9 février à Paris. La poursuite de la vaccination dans les zones déjà concernées a été retenue.
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a présenté aux membres du Cnopsav, le parlement du sanitaire, trois scénarios pour anticiper un éventuel retour de la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) à partir du printemps. Trois scénarios ont été mis sur la table : l’arrêt de la vaccination, la poursuite de la vaccination dans les zones déjà concernées, et l’extension de la vaccination à tout le territoire de France continentale.
Le premier n’était pas acceptable compte tenu du traumatisme causé depuis le 29 juin dernier dans les campagnes françaises. Le troisième aurait mis le pays sous cloche, avec l’obligation de vacciner 16 millions de bovins. Ce qui aurait coûté plusieurs dizaines de millions d’euros. C’est finalement le deuxième scénario qui a été validé par le Cnopsav, c’est-à-dire : la poursuite de la vaccination dans les zones déjà concernées.
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La campagne de vaccination va concerner les zones qui ont été touchées par la DNC en 2025, en commençant par les Savoie et le Jura. « Cette campagne va progressivement se mettre en place dans les prochaines semaines », indique-t-on dans l’entourage de la ministre. Les animaux seront vaccinés, selon les cas, avant leur transfert dans les prés et/ou les estives ou à leur descente. « On va tenir compte des spécificités locales en concertation avec les responsables locaux », précise le ministère. Le GDS de la Loire doit également apporter plus de détails prochainement.
Rapport d’étape en mars
Les animaux vaccinés le seront de nouveau de préférence directement dans les bâtiments avant leur déplacement pour faciliter la tâche des vétérinaires. Cela même quand la durée de l’immunité du vaccin est « au moins égale à un an ». Le coût de la vaccination sera entièrement pris en charge par l’État, qui dispose déjà d’un million de doses en stock et « une nouvelle commande a été passée ». « Il n’y aura pas de dérogation à la vaccination, à l’exception des veaux de trois mois nés d’une mère vaccinée », indique une source ministérielle.
Le Cnopsav attend encore les conclusions des scientifiques pour une éventuelle adaptation du protocole d’abattage. « Un premier rapport d’étape sera communiqué au Cnopsav en mars, avant un rapport définitif au printemps