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Sanitaire

DNC : quelles les règles de circulation des bovins en vigueur dans la Loire ?

Alors que la situation vis-à-vis de la DNC semble maîtrisée, quelles sont les règles en vigueur pour le mouvement des bovins ? Le GDS de la Loire apporte également quelques précisions sur l’éventuelle revaccination des animaux.

Par LGF, d’après GDS de la Loire
DNC : quelles les règles de circulation des bovins en vigueur dans la Loire ?
Depuis quelques jours, les bovins non vaccinés contre la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) ne peuvent plus circuler librement dans la zone vaccinale. ©AdobeStock

Après un été et un automne agités sur le plan sanitaire en raison des cas de DNC (Dermatose nodulaire contagieuse) déclarés en France, « la situation s'est stabilisée depuis le début de l'année 2026, estime le GDS (Groupement de défense sanitaire) de la Loire, avec aucun nouveau foyer détecté depuis début janvier ».


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De plus, « la vaccination dans les dernières zones concernées (Sud-Ouest) est particulièrement bien avancée avec plus de 96 % des bovins vaccinés dans ce secteur » (chiffre fourni de la semaine dernière).

Règles de circulation des bovins

Néanmoins, des restrictions aux mouvements des bovins demeurent. Le schéma ci-contre élaboré par le GDS de la Loire reprend les modalités selon les situations. A noter que l'export est désormais ouvert pour l'Italie, l'Espagne et la Suisse, avec des conditions spécifiques pour chaque pays.

- Espagne : désinsectisation des moyens de transport ;

- Italie : attestation de désinsectisation et résultat d'analyse PCR négatif DNC ;

- Suisse : attestation de désinsectisation des véhicules au départ, nettoyage et désinfection des véhicules après déchargement.

De plus, les conditions de déplacement ont évolué dans les zones vaccinales : « seuls les bovins vaccinés depuis plus de 28 jours peuvent circuler au sein de la zone vaccinale », indique le GDS. Auparavant, les bovins non vaccinés pouvaient également être déplacés au sein de la zone. Désormais, cela est possible uniquement vers l’abattoir.

Les attestations de vaccination au bovin, délivrées via la plateforme Okteo, permettent désormais d'afficher également le pourcentage de vaccination du cheptel d'origine du bovin. Un lien vers cet outil est à retrouver sur le site internet du GDS de la Loire (https ://www.frgdsaura.fr/GDS_Loire, dans le dossier DNC, partie Dérogations). Si son cheptel n'est pas entièrement vacciné pour une raison valable (bovins en zone indemne notamment), l’éleveur doit penser le préciser lors de ses demandes de dérogation à la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) ou aux opérateurs commerciaux.

Vers une re-vaccination ?

Pour limiter la propagation de la DNC, plusieurs mesures ont été mises en place, pour répondre à la réglementation européenne : limitation des mouvements des bovins, dépeuplement des animaux des foyers (le lot et pas nécessairement la totalité de l’élevage) et vaccination massive et rapide dans un périmètre de 50 km autour du foyer (zone vaccinale).


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La question d’une re-vaccination dans cette zone a été mise sur la table lors de la dernière réunion du Cnopsav (Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale) le 9 février. Les membres ont acté un maintien de la vaccination contre la DNC dans les zones déjà vaccinées, « notamment pour ne prendre aucun risque lors du démarrage de l’activité des vecteurs de la maladie (c’est-à-dire dès le printemps), indique le GDS. L’objectif est de prolonger l'immunité collective ».

Schéma des mouvements de bovins dans la zone vaccinale DNC au 9 février 2026. 

Les modalités de cette vaccination seront établies en région par un Cropsav, qui devait se réunir cette fin de semaine. « Il s'agira notamment de décider, par zone, si toutes les catégories d'animaux doivent être vaccinées et sous quelles modalités. Dans tous les cas, les veaux sous immunité colostrale – c’est-à-dire qui n'ont pas été vaccinés - devront l’être pour prendre le relai de l'immunité maternelle avant leurs six mois d'âge », annonce le Groupement de défense sanitaire de la Loire.

Une aide élargie

En début d’année, le ministère de l’Agriculture avait mobilisé une enveloppe pour aider financièrement les exploitations d’élevage de bovins non foyer des zones vaccinales. Ce fonds d'urgence intègre désormais les élevages dont le siège social est situé en zone Indemne mais qui ont eu des animaux immobilisés en zone réglementée. Le GDS précise les modalités d’accès :

- élevage de bovins immatriculées au répertoire Sirene de l’Insee par un numéro Siret actif au moment du dépôt de la demande d’aide,

- non concernés par une procédure de liquidation judiciaire,

- dont les bovins sont enregistrés dans la Base de données nationale d'identification (BDNI),

- détenant au moins 20 Unités gros bétail (UGB).

La Draaf (Direction régionale de l’agriculture et de la forêt) se basera sur la BDNI pour calculer le montant d'aide. Il sera versé dans le cadre du règlement de minimis agricole prévoyant notamment que les aides accordées ne doivent pas excéder un plafond de 50 000 € sur les trois derniers exercices fiscaux glissants (avec application de la transparence Gaec permettant de relever ce plafond).

Les dossiers sont à déposer avant ce 20 février minuit sur la plateforme internet demarche.numerique.gouv.fr . L’interlocuteur unique est la DDT de la Loire.