Embargo : « n'ajoutons pas de mauvais prétextes ! »
L'embargo russe fait couler beaucoup d'encre depuis un mois. « Trop sans doute, indique la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) dans un communiqué, puisqu'un vent de panique touche les marchés laitiers. Il ne doit pas se transformer en tornade, voire en ouragan ! Il est de la responsabilité de l'Europe de mettre en place un ensemble de mesures qui donnent aux acteurs de la filière laitière européenne le temps de se retourner. Encore faut-il que ces dispositifs soient à la hauteur du préjudice et adaptés à la situation. Dans un secteur où l'offre est inférieure à la demande mondiale, un tel embargo doit pouvoir se gérer politiquement, et donc économiquement. »Pour la FNPL, cette situation constitue « un test grandeur nature pour savoir si l'Europe est capable d'avoir une politique de gestion de crise après la fin des quotas laitiers ». Depuis de longs mois, elle demande la mise en place d'outils de gestion de marchés pérennes. « Quand les crises sont anticipées, elles sont gérables. C'est une occasion que la nouvelle Commission européenne ne doit pas manquer. Il en va de sa crédibilité pour sa prochaine mandature. »
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