En finir avec les soldes !
Retour sur les causes de la crise des fruits et légumes avec l'exemple criant des pêches. Luc Barbier, président de la FNPF, rappelle l'inexorable dégringolade : le verger français en pêches et nectarines représente 10 000 hectares contre 20 000 en 2004. Les 400 000 tonnes de la production française assuraient alors la totalité ou presque de la consommation (450 000 tones). Depuis, elle est tombée à 190 000 tonnes. « En dix ans, on a perdu 50 % de la production et, si ça continue comme cela, on ne mettra pas dix ans à perdre les 50 % qui restent », prévient-il. En théorie, sur un marché, la rareté fait le prix. Pas ici : les prix sont inférieurs de 15 à 45 % à la moyenne des cinq dernières années. Pour Bruno Darnaud, président de l'Association des producteurs de pêches-nectarines, au-delà de ces chutes conjoncturelles, « on arrive à la fin d'un système. On est à bout ». Un défaut de compétitivité au sein de l'UE Luc Barbier cible un premier problème : « On nous demande d'être compétitif. Or, on ne l'est pas. » La pêche française se vend environ 1,30 euro en temps normal, contre 1 euro en cette période de crise. Les exportateurs esp...
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