Entretien du patrimoine arboré... Une vraie responsabilité
Le service des espaces verts de Saint-Chamond conforte chaque année le patrimoine arboré en plantant plus d'arbres qu'il n'en coupe (cette année, environ 250 arbres plantés pour une quarantaine abattue). L'équipe municipale du nouveau maire Hervé Raynaud présente les détails d'une démarche qui mérite souvent d'être bien expliquée pour éviter les oppositions systématiques. Sur les 3 000 arbres concernés, environ 2 700 sont situés en bord de voies de circulation, de squares ou d'établissements publics.
Ce patrimoine est géré en respectant le plus possible l'état naturel de l'arbre. Il advient cependant que certains arbres plantés depuis plusieurs dizaines d'années se trouvent trop près de bâtiments, de propriétés privées voisines ou de rues sur lesquelles circulent des véhicules aux dimensions toujours plus importantes. Ces situations obligent le service à intervenir afin de rétablir une situation normale : respect du gabarit des véhicules, taille en limite de propriété... Ces contraintes forcent parfois la ville à abattre certains sujets qui ne peuvent plus être considérés comme des arbres du fait de leur mutilation (exemple cette année du cèdre jardin du Creux).
Le patrimoine arboré comporte plus de 650 platanes. La quasi-totalité a subi, dans un passé récent, d'importantes coupes de ses charpentières (branches principales). Ceci a entraîné une cicatrisation partielle et donc l'apparition de ?trous? dus au développement de champignons lignivores. Cette situation évolue toujours au fil des années et continue de fragiliser les arbres atteints. La ville de Saint-Chamond fait donc appel régulièrement à une société agréée, afin de réaliser une expertise sur les sujets qui semblent les plus fragiles. En fonction du résultat des analyses certains abattages de sécurité sont effectués. Les platanes sont des arbres de grandes dimensions (35 mètres de haut par 20 mètres d'envergure), en plus de leur état sanitaire médiocre, ils sont maintenant régulièrement soumis à l'envahissement des Corythucha ciliata ou tigres du platane. Ces insectes piqueurs/suceurs provoquent le jaunissement rapide des feuilles et leur chute prématurée. Ils sont parfois aussi très gênants pour certains riverains.
La même situation affecte une grande partie des prunus pissardii, les conséquences sont les mêmes que pour les platanes. L'autre raison pour laquelle certains sujets doivent être abattus est la mort durant l'année pour diverses raisons expliquées ou non. Une réflexion est engagée afin de replanter rapidement ou suivant les projets, les arbres coupés par des espèces différentes.
Depuis plusieurs années deux maladies dues à des champignons (l'oïdium et l'anthracnose) s'installent sur les jeunes pousses de l'arbre et provoquent la chute des jeunes feuilles.
Toutes ces interventions sont programmées pour être effectuées jusqu'en mars 2015.
Hervé Maître