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Fest’Agri

Fest'Agri 2026 : Jérémy Poncet, un président engagé pour faire rayonner l'agriculture

Éleveur à Saint-Romain-la-Motte et engagé chez Jeunes Agriculteurs Loire, Jérémy Poncet préside le Fest'Agri 2026. Un événement qu’il espère à la fois pédagogique mais surtout, festif.

Par Alexandra Blanchard-Pacrot 
Fest'Agri 2026 : Jérémy Poncet, un président engagé pour faire rayonner l'agriculture
La finale départementale de labour se tiendra sur l'une des parcelles de Jérémy Poncet, à Saint-Romain-la-Motte.©ABP

Lunettes épaisses, voix assurée. L’engagement de Jérémy Poncet, se lit dans sa posture. Dans son assurance. Il ne cherche pas ses mots, n’hésite pas avant de donner une réponse mais ne les laisse jamais tomber au hasard. À bientôt 30 ans, l’agriculteur peut déjà revendiquer un parcours syndical fort. « J’ai pris ma première cotisation chez Jeunes agriculteurs Loire alors que je devais encore être à l’école », assure-t-il.

Fils et frère d’agriculteurs, son parcours était tracé dès ses premiers pas. Après un bac Stav (Sciences et technologies de l'agronomie et du vivant) au lycée de Ressins, il enchaîne avec un BTS Acse (Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole) à la MFR de Saint-Laurent-de-Chamousset. Cinq ans de salariat suivent, puis le jeune homme s’installe en 2021, avec ses deux frères et un tiers au Gaec du Petit Domaine à Saint-Romain-la-Motte. L’exploitation laitière compte environ 500 animaux dont 180 vaches Montbéliardes à la traite qui se fait par le biais de trois robots ; une SAU (Surface agricole utile) de 300 hectares dont une centaine de maïs, une soixantaine de céréales et le reste en prairie.

« Quand je suis rentré chez les JA, c’était pour la bonne ambiance du canton et par mes frères », raconte Jérémy Poncet avec un sourire. Pourtant, il prend rapidement des responsabilités : secrétaire, trésorier, président de canton... « J’ai un vrai intérêt pour l’actualité agricole, c’est ce qui m’a poussé à évoluer vers le bureau départemental ». D’abord pour suivre le dossier lait pendant deux mandats, avant de se tourner vers l’installation. « Ce qui est intéressant chez les JA, c’est qu’en peu d’échelons, tu peux rencontrer des directeurs de coopératives, de centres commerciaux... Ça permet de voir l’ensemble de la filière, c’est très intéressant. »

L’occasion de s’amuser

La défense d’une agriculture française de qualité lui tient bien sûr à cœur. Il ne cache pas d’ailleurs son incompréhension face aux clichés « d’agriculteurs-pollueurs, agriculteurs-empoisonneurs », qui ont la vie dure. « On est les premiers écologistes de France, se défend-il. En France, on a des normes qualitatives strictes, des contrôles... » Il revendique une agriculture vertueuse, même dans un système conventionnel. « Je pense qu’il vaut malgré tout mieux manger français que de consommer ce qui vient de l’étranger et qui traverse parfois la planète... » Pas fermé à la discussion, il veut discuter calmement autour d’une table pour « montrer que ça vaut le coup de produire chez nous ».

S’il semble pleinement engagé dans la défense de sa profession, Jérémy Poncet espère ne pas en faire un cheval de bataille lors de la prochaine édition du Fest’Agri (lire par ailleurs) qui se tiendra sur l’une de ses parcelles. « S’il est bien évidemment très important de défendre notre métier, on s’est tous dit que le concours départemental, c’est aussi l’occasion pour nous, agriculteurs, de relâcher un peu la pression et de s’amuser », avoue-t-il avec un sourire. Raison pour laquelle les organisateurs ont tenu à faire de cet événement un véritable show (lire par ailleurs).

Si celui qui a accepté de présider l’édition 2026 a eu du mal à motiver ses troupes les premiers temps, aujourd’hui, « chacun a pris son rôle à cœur ». Bien qu’il n’ait pas été évident d’intégrer la mise en place de cet événement dans un quotidien déjà bien rythmé, « ça s’est fait ».

Familier des concours de labour, Jérémy Poncet loue leur bonne ambiance et leur convivialité. Et se rappelle de sa participation il y a quelques années. « On n’avait pas organisé de cantonal, se rappelle-t-il. Et je trouvais dommage que notre canton n’y soit pas alors je me suis inscrit pour la finale. Je n’étais pas du tout préparé, ma charrue n’était pas adaptée, j’y allais surtout pour qu’on soit représenté... Bref, ça ne s’est pas très bien passé, j’ai fini dernier ! » se marre-t-il.

Le temps d'un week-end, l'éleveur laissera de côté les dossiers syndicaux pour retrouver ce qui l'a conduit un jour à s'engager : le plaisir de partager la passion du métier.