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Filière bovine

La race Limousine fait le pari génétique du sans cornes

Des bovins sans cornes aux caractéristiques identiques à celles des cornus : c’est ce auquel sont parvenus les éleveurs limousins de la Loire et leurs collègues de Haute-Loire grâce à un travail de sélection rigoureux. Voici pourquoi la tendance du gène sans cornes s’est développée sur ce territoire.

Par Lucie Grolleau-Frécon
La race Limousine fait le pari génétique du sans cornes
L’association Sans cornes des sommets réunit une dizaine d’éleveurs, dont deux de la Loire. Le 16 septembre, elle organise une vente aux enchères d’animaux porteurs du gène sans cornes. © RB

En Europe, les Allemands ont été les précurseurs en matière de sélection du gène sans cornes en race Limousine. « Les éleveurs savaient que l’écornage allait être interdit dans le cahier des charges de l’agriculture biologique, donc ils ont pris les devants en développant ce caractère dans les années 1990 », raconte Rémy Bernard, installé avec ses parents au sein du Gaec Bernard à Saint-Just-Saint-Rambert. Le Canada, comme souvent en génétique animale, avait commencé à travailler dessus un peu avant. C’est de ce pays que les premiers embryons porteurs du gène polled (= sans cornes, en anglais) sont arrivés en France, dans la Creuse, il y a environ 25 ans. Offrez un abonnement à Paysans de la Loire à l’origine, il a été inséré dans la population limousine grâce à des croisements avec des animaux angus, une race naturellement non cornue. &laqu...

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