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Sport

La Talaudière va vibrer pour le Final four des Masters de pétanque

Du 3 au 10 septembre, La Talaudière va vivre une semaine rythmée par la pétanque. Avec, en point d’orgue, le Final four des Masters, qui verra s’affronter quelques-uns des plus grands noms de la discipline.

Par Franck Talluto
La Talaudière va vibrer pour le Final four des Masters de pétanque
Les 9 et 10 septembre, l’élite mondiale de la pétanque va disputer le Final four des Masters à La Talaudière (ici une étape à Nevers). © Quarterback

Les amateurs ont sans doute déjà coché la date depuis un moment. Début septembre, l’élite mondiale de la pétanque se retrouvera dans la Loire pour disputer le Final four des Masters, l’une des compétitions les plus prestigieuses du calendrier international. Quarterback, la société organisatrice, a en effet sollicité La Talaudière pour accueillir l’édition 2025, qui se disputera au cœur d’une semaine d’exception rythmée par de nombreuses épreuves.

Les locaux, déjà rôdés par l’organisation du Supra National et du National féminin, ont évidemment sauté sur l’occasion et la nouvelle a été officialisée début avril. « On a saisi assez rapidement cette opportunité », confirme tout sourire Denis Micol, président du Sou des écoles laïques, association qui sera à la manœuvre avec le soutien de la municipalité. « C’est un événement unique, le plus grand en pétanque au niveau mondial », se réjouit d’avance Ramona Gonzalez-Grail, maire.

Pratique

Le programme complet

Mercredi 3 septembre : 8e étape du Masters jeunes

Jeudi 4 septembre : Régional vétéran (128 triplettes)

Vendredi 5 septembre : Tournoi gentlemen

Samedi 6 et dimanche 7 septembre : Supra National open (256 triplettes) et National féminin (128 doublettes)

Lundi 8 septembre : Tournoi gentlemen Masters

Mardi 9 septembre : Final four Masters de pétanque

Mercredi 10 septembre : Finale des Masters jeunes

Tout se passera en extérieur, du côté du pôle de la viande. 6 hectares de parking vont se transformer en 180 jeux durant huit jours. Outre les Masters le mardi 9 septembre, le site verra se dérouler l’étape 8 des Masters jeunes le mercredi 3, le Régional Vétéran le lendemain et le Tournoi Gentlemen le vendredi. Le Supra national open et National féminin auront lieu le week-end, place ensuite au Tournoi Gentlemen Masters le lundi, pour finir avec le Final eight des Masters jeunes le mercredi 10.

Pour en revenir aux Masters, cette épreuve itinérante, qui réunit le gratin de la discipline, a vu le jour en 1999. Cette compétition fonctionne au meilleur des sept étapes. Chacune met aux prises huit triplettes – les sept récurrentes de la tournée estivale et une sélection locale – lors de quarts de finale, demi-finales et finale. Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée, 25 et 26 juin), Soustons (Landes, 14 et 15 juillet), Cluses (Haute-Savoie, 23 et 24 juillet), Palavas-les-Flots (Hérault, 4 et 5 août), Nevers (Nièvre, 20 et 21 août) et Romans-sur-Isère (Drôme, 26 et 27 août) ont déjà rendu leur verdict. La dernière se tiendra à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) les 3 et 4 septembre.

Au gré de leurs performances, les différentes formations marquent des points qui définissent le classement général. Les quatre premières se qualifient pour le Final four, avec demi-finales et finale, qui se déroulera donc cette année à La Talaudière. En lice pour conserver son titre acquis l’an dernier, l’équipe emmenée par Dylan Rocher se trouve en mauvaise posture. Difficile aujourd’hui d’imaginer le multiple champion du monde, d’Europe et de France (avec respectivement neuf, treize et seize titres) et son coéquipier Jean Feltain devenir les premiers à remporter cette compétition trois fois d’affilée. Ils sont associés cet été à Henri Lacroix, déjà vainqueur à six reprises (record détenu par Philippe Suchaud avec huit succès), et Ligan Doerr.

Obut

Le leader mondial de la pétanque est ligérien

Saviez-vous que le leader mondial de la boule de pétanque ne se trouve qu’à quelques kilomètres de chez vous ? Obut fête actuellement ses 70 ans, sept décennies durant lesquelles la marque est restée fidèle à Saint-Bonnet-le-Château. C’est en effet dans cette commune qui l’a vu naître en 1955 que la petite centaine de salariés continue à façonner les deux millions de boules qu’elle produit chaque année dans son usine forézienne (60 % de boules de compétition et 40 % pour le loisir).

Entré dans l’entreprise en 2006, Romain Souvignet en a pris la présidence il y a trois ans et incarne la quatrième génération à diriger cette entreprise familiale. Malgré son statut, celle-ci doit affronter des défis comme la concurrence chinoise et composer avec les problématiques actuelles. Comme l’explique son site internet, « depuis près de dix ans, (Obut a) revu le process de fabrication de ses produits en acier au carbone afin d’être plus vertueux sur le plan environnemental ». La gestion de l’eau en circuit fermé mise en place en 2019 permet ainsi de consommer 20 fois moins d’eau. Attachée à l’innovation, la marque a aussi fait évoluer son savoir-faire, avec désormais des boules en acier inoxydable pour éviter la rouille. Le site s’est enrichi  avec le complexe L’aventure Obut, qui comprend musée, boutique, restaurant, salles de séminaire et sept terrains intérieurs, pour un moment convivial ou pour tester et choisir ses futures boules.

F.T.

Madagascar et l’Italie, qui se sont affrontées en finale des récents Mondiaux, postulent à la victoire. Vous l’aurez compris, de grands joueurs vont s’affronter et proposer du grand spectacle au public. Ce sera d’ailleurs la seule journée de cette semaine-là où l’accès à la tribune sera payant (20 euros, réservation possible en ligne). Alors que le département n’avait jusqu’à présent accueilli que des étapes – à Saint-Galmier en 2002 et 2003 puis à Saint-Etienne en 2010 –, des milliers de spectateurs sont attendus et les rencontres seront également à suivre sur Eurosport et les chaines locales BFMTV.

Zoom

Un sport populaire au cœur de la culture française

Un sport populaire au cœur de la culture française
Outre les millions de Français qui plébiscitent ce jeu, la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP) compte quelque 302 000 licenciés. © Adobe Stock

Si la pétanque reste pour certains un plaisir synonyme d’été, elle est bien plus qu’un simple loisir de vacances. Derrière l’image des parties disputées à l’ombre des arbres après le dessert, ce sport de précision né au début du XXe siècle dans le sud de la France réunit chaque année des centaines de milliers de pratiquants. Pour dérouler son histoire, direction La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône.

Alors que cohabitent en France plusieurs variantes régionales du jeu de boules (qui aurait vu le jour en Gaule, avec des boules d’abord en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier), Jules Hugues, dit “Lenoir”, va changer le cours de l’histoire en 1907. Nous sommes à La Ciotat et ce champion local, atteint de rhumatismes, ne peut plus pratiquer le jeu provençal dans sa version classique, avec trois pas d’élan. Aussi décide-t-il de jouer les “pieds tanqués” (ancrés au sol), donnant naissance à une variante plus accessible : la pétanque. Le premier concours officiel aura lieu dans cette même ville trois ans plus tard et cadre les règles : on joue sur un terrain plus court, sans élan mais les pieds joints, dans un cercle tracé au sol.

Ce nouveau jeu gagne rapidement en popularité dans le sud, avant de conquérir tout le pays. Née en 1958, la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP) comptait quelque 6 000 clubs affiliés et 302 000 licenciés en avril dernier. Au-delà de ces chiffres, ce sont des millions de pratiquants occasionnels qui sortent les boules à la belle saison. Des compétitions locales, régionales et nationales rythment l’année, sans compter les tournois estivaux, souvent très fréquentés. Certains événements, comme le Mondial La Marseillaise ou les Masters, attirent plusieurs milliers de spectateurs et bénéficient de retransmissions télévisées.

Pour rappel, la pétanque se joue généralement en triplette (trois joueurs par équipe), en doublette ou en tête-à-tête. L’objectif : se rapprocher le plus possible du but, une petite bille en bois ou en plastique appelée cochonnet. Chaque joueur dispose de deux ou trois boules en métal. L’équipe qui ne détient pas le point lance à son tour jusqu’à reprendre l’avantage ou épuiser ses boules. À la fin de la mène, seule l’équipe la plus proche du cochonnet marque, autant de points qu’elle a de boules mieux placées que la meilleure de l’équipe adverse. L’objectif ? Totaliser en premier les 13 points synonymes de victoire. Si la discipline plaît par cette simplicité apparente, elle requiert beaucoup de précision, de maîtrise gestuelle, mais aussi un sens tactique aigu. Faut-il tirer ou pointer ? Jouer devant ou derrière ? Le placement et la lecture du terrain sont essentiels.

F.T.