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Réglementation

En viticulture, le cuivre fragilisé par la pression réglementaire

Indispensable à la lutte contre le mildiou, notamment en viticulture biologique, le cuivre reste autorisé en Europe, mais dans un cadre de plus en plus contraint. Entre limites d’usage, réévaluations réglementaires et incertitudes à l’horizon 2026, la filière viticole ligérienne doit composer avec un outil technique devenu politiquement et environnementalement sensible.

Par Alexandra Blanchard-Pacrot
En viticulture, le cuivre fragilisé par la pression réglementaire
La réévaluation européenne du cuivre, attendue mi 2029, cristallise les inquiétudes. ©AdobeStock

Depuis plus de 150 ans, le cuivre constitue l’un des piliers de la protection phytosanitaire en viticulture. Introduit à la fin du XIXe  siècle avec la bouillie bordelaise, il reste aujourd’hui l’un des rares fongicides efficaces contre le mildiou, en particulier en agriculture biologique. Mais cet outil historique est désormais sous étroite surveillance. En cause : son accumulation dans les sols, sa toxicité pour les organismes aquatiques et les risques d’exposition pour les applicateurs. Des préoccupations qui ont profondément modifié son cadre d’homologation. Offrir un abonnement à Paysans de la Loire Au niveau européen, les composés du cuivre ont été réapprouvés en 2018 pour une durée limitée de sept ans, soit jusqu’au 31 décembre 2025. Cette réautorisation s’est accompagnée d’un durcissement inédit des conditions d’emploi. La réglementation impose d...

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