« Le loup et l’élevage sont incompatibles »
Sandrine Meunier, éleveuse de brebis charollaises en Saône-et-Loire, a été confrontée à la prédation du loup l’an passé. Elle témoigne son soutien aux éleveurs ligériens, reconnaissant qu'élevage et loup sont « incompatibles ».
À quel moment avez-vous compris que le loup était réellement présent en Saône-et-Loire ? Sandrine Meunier : « La prédation existait déjà sur des secteurs voisins depuis quelques années, puis elle est arrivée chez nous. Cela fait maintenant cinq à six ans que nous y sommes confrontés, à peu près chaque printemps. Au départ, il s’agissait plutôt de loups de passage, souvent des mâles qui quittent leur meute pour chercher un nouveau territoire. Ils traversaient le secteur sans s’installer. Officiellement, il n’y a toujours pas de meute, mais on constate que la présence s’inscrit dans la durée. Ils prédatent de tout : ovins, caprins, bovins, équins... Même s’ils ont une préférence pour les moutons. » Offrir un abonnement à Paysans de la Loire Avez-vous été confrontée directement à des a...
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