Les retards de paiement des aides bio ne sont plus tenables !
« Je ne me verse pas de salaire depuis trois ans », témoigne Mickaël Percier, jeune agriculteur installé dans le Jura et en conversion bio depuis 2014. Sans le versement des aides 2015 et 2016, son projet à 300 000 euros d'investissements bat sérieusement de l'aile. Car il l'a bâti avec sa banque en comptant sur 16 000 euros d'aides publiques en 2015, puis en 2016. « En 2015, j'ai touché 1 000 euros. En 2016, rien », affirme-t-il. Aujourd'hui, les relations entre les producteurs bio et leurs banques se compliquent. Clara Gasser, chargée de mission à la Fnab, résume : « Les banques n'ont plus confiance dans les annonces d'aides publiques, elles ne suivent plus ». L'enjeu est de taille : « Avec un marché en croissance de 20 %, l'agriculture bio est le secteur le plus dynamique de l'économie française. » Reste que les retards de paiements des aides jettent des producteurs et leur avenir professionnel dans un flou total. La Fnab résume ainsi : « De nombreux agriculteurs bio sont en grande difficulté financière, malgré la bonne santé de leurs exploitations. » Une atmosphère anxiogène L'exemple de Mickaël Percier n'est pas isolé. « Trop, c'est trop...
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