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Eau

Nitrates : les bassins versants du Roannais et du Pélussinois renforcent leur suivi

Les bassins versants de l’Aillant et du Trambouzan dans le Roannais et de la Valencize dans le Pélussinois ne sont finalement pas classés en zone vulnérable nitrates en 2026. Pour préserver cette situation et mieux comprendre l’évolution de la qualité de l’eau, une démarche collective va être engagée avec les acteurs du territoire, dont les agriculteurs.

Par Estelle Demars
Nitrates : les bassins versants du Roannais et du Pélussinois renforcent leur suivi
Le suivi de la qualité de l’eau se poursuit sur plusieurs bassins versants du Roannais et du Pélussinois. Les agriculteurs seront associés à une démarche collective destinée à mieux comprendre les sources de nitrates. ©AdobeStock

Lors de la campagne de surveillance 2022-2023, plusieurs mesures réalisées sur les bassins versants de ces deux rivières et de la Valencize avaient montré des concentrations en nitrates appelant à une vigilance particulière. Néanmoins, ces territoires ne figurent toutefois pas dans les arrêtés de classement pris cet été. Ce non-classement constitue une occasion de poursuivre le suivi de la qualité de l’eau et de mieux comprendre les facteurs qui peuvent influencer les concentrations en nitrates.

Une approche à l’échelle du territoire

La démarche sera menée à l’échelle des bassins versants et associera plusieurs thématiques : agriculture, assainissement et cours d’eau. L’objectif est de croiser les données disponibles afin de disposer d’un état des lieux partagé et de mieux comprendre les différentes sources potentielles de nitrates.


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Côté agricole, il s’agit avant tout de mieux connaître les réalités du terrain et d’échanger avec les exploitants. La démarche permettra de prendre en compte les pratiques et les caractéristiques des exploitations, notamment les conditions de gestion des effluents et d’épandage.

Pour l’assainissement et les cours d’eau, la démarche permettra également de mieux caractériser les éventuels apports et de suivre les différents facteurs pouvant influencer la qualité de l’eau. Des analyses et les observations de terrain contribueront à compléter l’état des lieux et à mieux comprendre la situation à l’échelle des bassins versants.

Une démarche collective, avec les agriculteurs

Plusieurs partenaires sont associés à cette démarche. Dans le Roannais, Charlieu Belmont Communauté intervient sur le volet assainissement, la Roannaise de l’eau et le Symisoa apportent leurs connaissances des cours d’eau et participeront au suivi de la qualité de l’eau.

Dans le Pélussinois, les communes sont associées pour le suivi des stations d’épuration, avec l’appui de la communauté de communes du Pilat Rhodanien, et le Syndicat des trois rivières apporte son expertise sur les cours d’eau et assurera les prélèvements d’eau.

La Chambre d’agriculture accompagne, pour sa part, le volet agricole et anime la démarche collective.


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La participation des exploitants sera essentielle pour que la démarche prenne en compte les réalités et les contraintes des exploitations. Une réunion d’information est programmée mercredi 14  octobre à 10 heures à Coutouvre (salle ERA Paul Lagresle, 140 chemin de la Madone). Une seconde aura lieu, pour le territoire du Sud, le 27 octobre à 10  heures, à la communauté de communes du Pilat Rhodanien.

Ces rencontres permettront de présenter la démarche, ses objectifs et ses différentes étapes, avant le lancement la première phase de diagnostics cet hiver. Le non-classement en zone vulnérable en 2026 constitue un point d’appui pour engager un travail collectif. La mobilisation des exploitations sera importante dans les prochains mois pour contribuer à la construction de solutions adaptées au territoire, et préserver cette situation de non-classement en 2029.