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Interview

Pourquoi les fêtes des classes restent-elles un pilier du lien social dans les villages ?

Sociologue à l’Inrae (Cesaer, Dijon), Nicolas Renahy analyse les fêtes des classes comme un révélateur des évolutions du monde rural.

Par Propos recueillis par Franck Talluto
Pourquoi les fêtes des classes restent-elles un pilier du lien social dans les villages ?
Nicolas Renahy, sociologue à l’Inrae (Cesaer, Dijon). © Charlotte Krebs

Quel regard portez-vous sur les fêtes des classes ? Nicolas Renahy : « Au départ, cette tradition était un rite de passage. Une manière, qui perdure, de marquer par soi-même et non seulement par les institutions - l’armée, puis l’école - une appartenance à la fois générationnelle et territoriale. Au-delà du fait d’avoir fréquenté la même école ou le même village au même moment, on continue à se retrouver malgré les différenciations sociales et géographiques qui ont pu s’opérer depuis l’enfance. » Offrir un abonnement à Paysans de la Loire Permettent-elles de maintenir le lien social ? N.R. : « La sociologie nous apprend que le lien social ne s’effrite pas, il change. Il y a évidemment des formes d’individualisation, notamment au travail, mais cela ne signifie pas pour autant que l’on ne voit pas s...

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