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Fertilisation

Quels sont les enjeux du premier apport d’azote sur céréales ?

La déclinaison régionale de la directive nitrates autorise les apports d’azote minéral sur céréales à partir du 1er février en Rhône-Alpes. Cette date réglementaire n’est cependant pas un seuil technique. Dans notre région, la fertilisation des blés s’inscrit dans l’objectif d’atteindre 11,5 % de protéines afin d’accéder aux différents marchés, et notamment la meunerie. De plus, dans le contexte du coût de l’unité d’azote 2026, il s’agit de valoriser au mieux chaque unité.

Par Ophélie Boulanger, ingénieure régionale Rhône-Alpes
Quels sont les enjeux du premier apport d’azote sur céréales ?
Pour effectuer le premier apport d’azote, la date du 15-20 février peut constituer un bon repère en Rhône-Alpes. Dans tous les cas, il faut positionner l’apport avant des pluies annoncées (viser 15 mm sous 15 jours) pour permettre une bonne valorisation. ©AdobeStock

Avant de déclencher le premier apport d’azote, il faut, tout d’abord, s’assurer que la culture a atteint le stade début tallage. C’est le cas de la grande majorité des céréales cette année, mais certaines parcelles parmi les derniers semis n’ont pas encore commencé à taller. Le début du tallage est initié par un cumul de températures depuis la levée : en aucun cas un apport d’azote ne permet de rattraper le retard de cultures semées tardivement. Offrir un abonnement à Paysans de la Loire Avant le tallage, l’absorption d’azote par la céréale est extrêmement faible : si de l’azote est apporté, la plante ne pourra en absorber qu’une très petite partie et le reste risque d’être lixivié en cas de fortes pluies, surtout en sol filtrant. Pour les parcelles tallées, il n’est pas forcément judicieux d’effectuer l’apport dès la date réglementair...

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