Se préparer à un tournant pour la sélection animale
En 1966 était entrée en vigueur la loi sur l'élevage, permettant à la France de combler son retard en matière de performances génétiques. Puis, en 2006, la loi d'orientation agricole a mis un terme au monopole des entreprises de mise en place de semence. C'est sur ces lois que repose l'organisation de la sélection des ruminants en France, avec les organismes de sélection (livre généalogique et orientation de la sélection), les entreprises de sélection (schéma de sélection), le recueil des performances, l'évaluation génétique... « Nous avons affaire à une myriade d'acteurs et à un dispositif complexe, très administré, a expliqué en marge de l'assemblée générale de Coopel, le 8 décembre, Stéphane Devillers, responsable du service juridique d'Allice (nouveau nom de l'Unceia, Union nationale des coopératives d'élevage et d'insémination animale). Tout repose sur une organisation par métier, très centralisée et très spécialisée. »En 2014, la Commission européenne a proposé un texte visant à unifier les textes actuels relatifs à la sélection des ruminants dans les pays de l'Union européenne, à clarifier les normes, à asseoir les pro...
La suite est réservée à nos abonnés.