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« Nous allons prochainement ouvrir un rayon dédié aux nouvelles »

Créée en 2004 et installée dans l’ancienne discothèque de Charlieu depuis 7 ans sur 250 m2, la librairie le Carnet à Spirales dirigée par Jean-Baptiste Hamelin est partenaire de notre Concours de nouvelles « Ecrits Ruraux ». Rencontre avec un homme passionné.

« Nous allons prochainement ouvrir un rayon dédié aux nouvelles »
A la tête d’une équipe de six personnes, Jean-Baptiste Hamelin apprécie le genre « nouvelles ».

Comment se porte votre activité dans cette période si particulière ? 
Jean-Baptiste Hamelin : « Paradoxalement, l’année 2020 a été bonne pour nous.  Nos clients habitués ont été fidèles et d’autres se sont mis ou remis à la lecture car ils avaient du temps de libre. Un autre phénomène a plaidé en notre faveur : un regain d’intérêt pour le « consommer local ». Ainsi, certains lecteurs se sont détournés des plateformes de vente en ligne pour venir chez les commerçants locaux et indépendants. Cela nous a profités. »
 
Qu’est-ce qui a vous a décidé à devenir partenaire de notre concours ? 
J-B.H : « J’ai eu vent de ce concours par Michel Prost (NDLR : membre de la société d‘agriculture) et nous n’avons pas hésité. Mais nous ne voulions pas être simplement un partenaire financier et nous contenter d’offrir un lot. Nous voulions nous impliquer en faisant partie du jury. »
 
La participation à notre concours est importante (lire par ailleurs). Etes-vous surpris par cet engouement ? 
 J-B.H : « J’ai peu de référence avec d’autres concours. Ce qui est sûr, c’est que l’écriture est un hobby très développé. Ce confinement a certainement poussé aussi les gens à écrire car ils avaient besoin de s’évader.  On constate qu’il y a un phénomène d’édition à compte d’auteurs, que beaucoup de gens veulent être lus.  Ce concours va leur permettre de se situer, d’avoir des retours. »
 
Quel regard portez-vous sur le genre « nouvelle » ? 
J-B.H : « Personnellement, j’aime beaucoup ce genre, très ramassé. En quelques pages, un auteur peut faire passer des choses remarquables. Le dernier recueil que je l’ai lu s’appelle Friday Black, Ce sont des textes, d’un auteur américain (NDLR : Nana Kwame Adjei-Brenyah), percutants, très engagés politiquement.
En tant que libraire, la nouvelle, c’est juste une niche. Il m’arrive d’orienter les clients qui me demandent des récits courts vers ce genre-là. Mais il est peu développé en France contrairement aux Etats-Unis ou même en Espagne. Nous souhaiterions installer ici un rayon dédié aux nouvelles prochainement car pour l’instant, elles sont disséminées dans différents rayons. »
 
Les histoires de notre concours se dérouleront dans la Loire, dans un décor rural. Le terroir est-il un genre plébiscité ? 
J-B.H : « En littérature, le terme terroir est parfois un peu péjoratif et c’est dommage. Sand ou Maupassant faisaient du terroir, les Américains font du terroir aussi. Parfois, la frontière est dure à juger.  Nous avons un rayon dédié avec les éditeurs reconnus dans ce genre (Deborée, Calmann Levy, Presse de la cité, etc.) Mais pour moi, ce qui prime avant tout, c’est la qualité. Etre un auteur local ou écrire une histoire locale ne suffit pas. Nous voulons demeurer exigeants. »
 
Qu’attendez-vous de la lecture des textes du concours ? 
J-B.H : « Quand je lis, je veux apprendre des choses et être surpris. Et la nouvelle peut surprendre ! Il sera intéressant de voir comment, à partir d’une même base, les gens vont traiter le sujet. »

En organisant ce premier concours de nouvelles, nous ne nous attendions pas à un tel succès. Ce ne sont pas moins de 80 textes qui nous sont parvenus dans la catégorie adultes et 12 dans la catégorie jeunes.
Plus de la moitié viennent de la Loire, et les autres des départements plus lointains et même de Belgique… deux fois !
Pour rappel, les participants devaient partir d’une phrase imposée et placer obligatoirement dix mots. L’énigme doit se dérouler dans la Loire afin de mettre en avant notre beau territoire.
Les jurys seront composés des partenaires de ce concours et des salariés de notre journal.
Il ne reste plus qu’aux membres du jury à se plonger dans les textes et établir le classement.
Le palmarès sera connu au mois de juin et si les conditions sanitaires le permettent, une remise des prix publique sera organisée.
Les meilleures nouvelles seront publiées dans votre hebdomadaire agricole cet été.