La Fête du charolais, avec son public nombreux chaque année, constitue un événement de premier choix pour communiquer sur les métiers en lien avec l’agriculture et tenter de susciter des vocations.

Susciter des vocations
Le métier de boucher, indispensable à la filière viande, manque de bras.

Georges Jaquet, conseiller d’élevage, écrivait en 1965 dans Paysans de la Loire : « Les concours sont de véritables leçons de choses. Ils sont éducateurs et vulgarisateurs. Ils permettent aux éleveurs de comparer leurs animaux. Pour le visiteur, le futur éleveur, les concours montrent le travail effectué par une race. » 60 ans après, ce rendez-vous de l’élevage a toujours cette vocation de vulgarisation de l’agriculture, que ce soit auprès des professionnels ou du grand public.

Les métiers de l’amont et de l’aval

Chaque année à la Fête du charolais, de nombreux jeunes sont sous les chapiteaux, très tôt le matin, et dans le ring pour préparer et présenter les animaux. Preuve que la passion de l’élevage se transmet de génération en génération. Néanmoins, les chiffres parlent, les transmissions familiales d’exploitations agricoles sont de moins en moins nombreuses. Il est donc nécessaire que la profession conquière de nouveaux publics pour assurer le renouvellement des générations en agriculture. Un rendez-vous tel que la Fête du charolais constitue donc une belle occasion pour communiquer sur l’agriculture et ses métiers : celui d’agriculteur, bien évidemment, mais aussi tous ceux qui s’y rapportent, de l’amont de la filière jusqu’à l’aval.

Les bouchers l’ont bien compris. Ils renouvellent chaque année le concours des apprentis bouchers, avec le double objectif de communiquer sur la viande mais aussi sur cette profession. Les démonstrations de découpe de viande qui seront proposées par Christophe Ip Yan Fat, meilleur ouvrier de France, champion du monde de découpe et capitaine de l’équipe de France de boucherie, devraient attirer le public et seront peut-être à l’origine de vocations.

De nombreux partenaires de l’agriculture ligérienne tiendront un stand tout le week-end. Il n’est pas exclu que la promotion de leurs activités soit source de réflexion pour des jeunes en quête d’une idée d’orientation. Il n’est pas rare que ces structures proposent des postes à pourvoir dans des domaines très variés : technique, conseil, services, finances... L’occasion aussi de se renseigner sur une évolution professionnelle.

Les métiers de la ruralité

Le Lycée de Roanne - Chervé – Noirétable est présent à la Fête du charolais avec des élèves en formation dans le domaine agricole et des services à la personne. Des jeunes sont sur le pont cette semaine et ce week-end pour aider à préparer l’événement et faire en sorte qu’il se déroule dans de bonnes conditions, que ce soit auprès des animaux ou pour l’animation de la ferme pédagogique. Ce rendez-vous constitue donc pour eux une belle opportunité pour échanger avec les professionnels de l’agriculture sur leur métier.

Le lycée anime également le pôle forêt-bois avec un stand. Sa présence vise à faire connaître les formations dans les domaines de la forêt et du bois. Effectivement, cette filière est en tension en raison du manque de professionnels. Bruno Furon, chargé de mission atelier forêt environnement au lycée, l’explique ainsi : « Elle souffre d’une image vieillissante des métiers de la forêt et du bois. Il nous faut donc proposer une meilleure image pour recruter des jeunes en formation. » Sur ce pôle, le lycée exposera des engins permettant de mieux visualiser le travail en forêt. Dans cet objectif, il mettra aussi à la disposition des visiteurs un simulateur de conduite de machines.

 

LGF