Comprendre le foot en cinq minutes #3
Vous regarderez peut-être des matches de la Coupe du monde dans les prochains jours, en famille ou entre amis, mais vous n’êtes pas vraiment connaisseur. Chaque semaine, décryptage d’une règle, d’un terme, d’un chiffre, d’une anecdote et des coulisses de la compétition pour aider les novices à mieux comprendre le football… et donner quelques arguments aux passionnés pour l'expliquer à leurs proches.
Les règles / La VAR
La VAR, pour « Video assistant referee », est l’assistance vidéo à l’arbitrage. Concrètement, plusieurs arbitres installés devant des écrans visionnent les images du match en temps réel et peuvent signaler à l’arbitre principal une erreur manifeste dans quatre situations : un but, un penalty, un carton rouge direct ou une confusion sur l’identité d’un joueur sanctionné. L’arbitre a la possibilité de venir au bord du terrain consulter les images sur un écran avant de confirmer ou modifier sa décision. Si la VAR permet de corriger certaines erreurs, les discussions se poursuivent régulièrement au-delà du coup de sifflet final, notamment lorsque quelques centimètres ou un ralenti semblent décider du sort d’un match.
Le chiffre de la semaine / 17 ans et 41 jours
Âge du plus jeune joueur (dans toute l’histoire de la compétition et cette année)
On vous parlait la semaine dernière de Pelé, vainqueur de la Coupe du monde à 17 ans et 249 jours. Le plus jeune joueur à avoir disputé une rencontre de l’épreuve reste le Nord-Irlandais Norman Whiteside, aligné à 17 ans et 41 jours face à la Yougoslavie le 17 juin 1982. Cette année, le benjamin de la compétition est le Mexicain Gilberto Mora, entré en jeu lors du match d’ouverture face à l’Afrique du Sud à 17 ans et 240 jours.
Les histoires du Mondial / Les plus petits pays qualifiés
L’élargissement de la Coupe du monde – passée à 24 participants en 1982, puis à 32 en 1998 et 48 cette année – permet à de petits pays de se frotter au gratin du foot pour la première fois. Pour cette édition 2026, ils sont quatre novices, dont Curaçao, qui devient la nation la moins peuplée à participer avec ses 156 115 habitants. L’île en déloge une autre, l’Islande, qui avait disputé l’épreuve en 2018 et comptait alors 335 000 habitants. Elle avait elle-même battu le record jusque-là détenu par Trinité-et-Tobago (1 300 000 de personnes), lorsque l’État caraïbéen s’était qualifié pour l’édition 2006. Le Cap-Vert (524 877), la Jordanie (10,8 millions) et l’Ouzbékistan (37,7 millions) font également leurs débuts au mondial.
Le dictionnaire du foot / Temps de possession
C’est une statistique que l’on voit régulièrement s’afficher à l’écran. Le temps de possession indique le pourcentage du match durant lequel une équipe a le contrôle du ballon. Ainsi, une formation avec 60 % de possession conserve le cuir plus longtemps que son adversaire. Pour autant, ce n’est pas forcément un gage de victoire : certaines équipes dominent sans se créer d’occasions, tandis que d’autres laissent volontairement le ballon à l’adversaire pour mieux le surprendre en contre-attaque.
La compétition / Le choix du pays organisateur
Le pays hôte de la Coupe du monde est choisi plusieurs années avant le tournoi par la FIFA, l’instance qui dirige le football mondial. Les pays candidats doivent soumettre un dossier détaillé présentant notamment les stades, les transports, les hébergements et les garanties financières. L’objectif est de démontrer leur capacité à accueillir des centaines de milliers de supporters venus du monde entier. Si le mondial est coorganisé par le Canada, les États-Unis et le Mexique, ce n’est pas la première fois que plusieurs pays s’allient pour organiser l’événement. C’était déjà le cas de la Corée du sud et du Japon en 2002.