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Semences

Le marché des semences en baisse de 5 à 7 %

Les entreprises semencières connaissent une baisse des ventes de 5 à 7 %. Les semences en céréales à paille enregistrent une baisse de 50 % d’utilisation.
Le marché des semences en baisse de 5 à 7 %

Une première estimation du marché des semences pour 2016 montre un recul de 5 à 7 %, a indiqué le 15 novembre l'UFS (semenciers). « 2016 est une année désastreuse pour l'agriculture française », a déclaré le président Régis Fournier, soulignant la faiblesse des prix des commodités et la mauvaise météo. « Les semenciers sont très touchés » dans un marché national « entre -5 et -7 % en valeur », d'après lui, ce qui se traduit par des plans sociaux, suppressions de postes et regroupements d'entreprises. L'UFS note une baisse des semences certifiées en céréales à paille, sous la barre des 50 % d'utilisation, une chute des surfaces en maïs « jamais vue en 20 ans », une « très mauvaise année pour les semis de colza ». Du mieux est annoncé en semences fourragères et potagères mais qui ne compense pas « des gros marchés tirant vers le bas ». « La solution est d'actionner deux leviers : l'innovation et le développement à l'international », a estimé Régis Fournier. À ses yeux, « 2016 aurait été pire s'il n'y avait pas une création variétale dynamique ». Problème, les semenciers sont confrontés à un flou réglementaire sur les nouvelles techniques de sélection (NBT). Entrent-elles dans le champ d'application de la directive 2001/18/CE sur les OGM ? Bruxelles n'a pas livré son document d'interprétation du texte et « on ne le verra pas sortir », a lancé Jean Donnenwirth, président de la commission réglementation et innovation de l'UFS. En France, la Conseil d'État a décidé de surseoir à statuer, préférant interroger d'abord la Cour de justice européenne (CJUE) dont aucune réponse n'est attendue avant un an et demi, voire deux ans, selon lui. L'UFS déplore par ailleurs l'incertitude autour des brevets. Concernent-ils les plantes issues de la sélection classique ? Si l'OEB (Office européen des brevets), en mars 2015, ne l'a pas exclu, la Commission européenne, le 3 novembre, a donné un avis contraire.

Source : UFS