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Urgence climatique

« Le changement climatique fait démarrer les feux plus tôt », analyse un chercheur de l'Inrae

Près de 40 000 hectares parcourus par les flammes à la mi-juillet 2026 : jamais le risque incendie n’avait autant marqué le début de l’été. Analyse de Julien Ruffault, spécialiste des incendies de végétation à l’Inrae Avignon (Vaucluse).

Par Propos recueillis par Léa Rochon
« Le changement climatique fait démarrer les feux plus tôt », analyse un chercheur de l'Inrae
Avec près de 11 000 départs de feu et 35 000 hectares parcourus par les flammes à la mi-juillet, l’année 2026 constitue-t-elle un nouveau tournant, après celui de 2022. ©T_Pietrucci_SDIS26

Spécialiste des incendies de végétation à l’Inrae Avignon, dans le Vaucluse, Julien Ruffault étudie l’évolution des régimes d’incendie sous l’effet du changement climatique. Alors que les feux de végétation se multiplient en Auvergne-Rhône-Alpes depuis le printemps, le chercheur analyse les enseignements de cette année 2026, marquée par une saison particulièrement précoce et des feux d’une intensité inédite dans certains territoires jusqu’ici relativement épargnés. Avec près de 11 000 départs de feu et 35 000 hectares parcourus par les flammes à la mi-juillet, l’année 2026 constitue-t-elle un tournant ? Julien Ruffault : « Nous avions déjà eu un premier aperçu de ce tournant en 2022. L’année 2026 en est finalement un second rappel. Mais ce qui change cette année, c’est la précocité des incendies. Les trois vagues de chaleur successives depuis la f...

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