Pour JA Loire, 2025 a été une année de combats syndicaux sur l’eau, le Mercosur et le loup
Lors de leur assemblée générale, Jeunes agriculteurs Loire a présenté un rapport d’activité dense, marqué par l’engagement des équipes sur le terrain et les combats portés.
Le réseau JA Loire reste solide : 393 adhérents répartis sur 17 cantons, 10 bureaux, 70 installations aidées. En 2025, l’équipe a aussi assuré sept interventions en classe, visité huit fermes, participé à six forums des métiers et accompagné deux inaugurations d’installation. « L’année a été chargée et la motivation ne baisse pas chez JA », souligne Mathieu Vassel, le président. Deux stages Ajir ont été organisés. Le prochain, prévu début novembre, affiche déjà complet.
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Côté événements, le concours de labour, nommé Fest’Agri, reste un pilier. En 2025, 300 repas ont été servis le midi et 1 100 le soir. L’événement a attiré 3 000 visiteurs en journée et 2 000 personnes au concert de Wazoo en soirée. « Le but était de faire venir le monde au repas et au concert. Ça s’est bien passé », se félicite Antoine Messant, responsable 2025. Deux laboureurs présents au départemental ont même accédé au national. Prochain rendez-vous : samedi 22 août à Saint-Romain-la-Motte, en partenariat avec les cantons de Perreux et Roanne.
Au programme aussi, une journée régionale d’installation tournée autour des relations humaines se tiendra vendredi 6 mars, à Saint-Genest-Malifaux et un bal, le ‘’JAfter’’ le 14 mars, dans le cadre du comice de Feurs.
Mercosur, loup, zone nitrate
Sur le terrain syndical, le ton se durcit. « Chaque avancée est le fruit du travail, nous nous battons pour tout », martèle Christelle Seyssiecq, secrétaire générale du syndicat ligérien. Sur le Mercosur, la position est ferme : « Nous refusons une agriculture sacrifiée sur l’autel du libre-échange alors que nos exploitations croulent sous les contraintes. » Le déclassement du loup est qualifié de « petite avancée, mais importante. Ce n’est pas idéologique. Nous ne voulons pas du loup dans la Loire. La cohabitation ne marche pas ».
La détermination ne faiblit pas sur les zones nitrates pour faire de la Loire un département pilote pour sortir des dates d’épandage administratives. « Travaillons avec la réalité du terrain, pas sur un calendrier », propose Mathieu Vassel.
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Sur l’eau, les responsables JA se disent « présents, investis et assidus ». Malgré les restrictions en période de sécheresse, l’irrigation a pu être maintenue pour sécuriser récoltes et fourrages. Mais les blocages persistent. « Aucun projet de retenue n’aboutit. On ne peut pas demander aux agriculteurs de s’adapter sans sécuriser l’approvisionnement en eau. Le stockage n’est pas un gros mot, c’est un outil de souveraineté et de résilience. » À Christelle Seyssiecq de conclure : « Pas d’agriculture sans agriculteurs. Pas d’avenir sans respect du métier. Pas de décisions sans respecter le terrain. »