Un début d'arbitrage fait pour les reliquats d'aides bio
La ministre de l’Agriculture a annoncé l’affectation d’une partie des reliquats d’aide bio 2025-2027 vers les MAEC, avec comme priorités les zones intermédiaires et la bio.
À la surprise de certaines parties prenantes, la ministre de l’Agriculture a annoncé, le 8 mai, la destination d’une première partie de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées pour 2025, 2026 et 2027, estimée à 100 M€ par an : 40 millions d’euros sont fléchés vers les Mesures agroenvironnementales (MAEC), qui doivent faire la part belle aux zones intermédiaires et à l’agriculture bio, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
Des précisions ont été données lors d’un déplacement de la ministre en Ille-et-Vilaine. Annie Genevard a précisé que, « sur les 40 millions d’euros annoncés, cinq millions seront fléchés vers l’agriculture bio ». Son cabinet n’a toutefois pas précisé par quelle méthode. Un scénario probable est que ces 5 M€ soient fléchés vers les MAEC systèmes herbagers, souvent contractés par les agriculteurs bio. Le cabinet précise que la répartition de la nouvelle enveloppe de MAEC entre régions est en cours.
Réunion reportée
L’annonce de la ministre a surpris certaines parties prenantes, car la réunion interministérielle qui doit permettre un arbitrage de la ventilation de l’ensemble des reliquats n’a pas encore eu lieu. D’ailleurs, la réunion a été une nouvelle fois reportée. Ce nouveau report intervient alors que Bercy lorgne depuis plusieurs mois sur cette enveloppe de reliquats, pour faire des économies dans le budget de l’État. La manœuvre consisterait à flécher cette enveloppe Feader non consommée vers l’assurance récolte, pour diminuer la part de cofinancement de l’État.
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Pour rappel, à l’occasion du congrès de la FNSEA, le 2 avril, la ministre de l’Agriculture avait fait part de son souhait que la majorité des reliquats aille aux aides à l’investissement et le reste aux zones intermédiaires et à la bio. À tout le moins, l’aide à l’investissement devrait donc être dotée de 40 millions d’euros. Pour le reste, mystère.