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Conseils

Comment performer en concours de labour ?

Alors que la saison des concours cantonaux bat son plein et que la finale départementale arrive à grand pas, voici quelques conseils de laboureurs chevronnés pour être plus à l’aise lors de ces compétitions.

Par Augustin Schlupp
Comment performer en concours de labour ?
Les concours de labour permettent de mettre en valeur l’entraînement et le perfectionnement du matériel et des conducteurs. ©PdlL

Pascal Brosse est un historique des concours de labour, cet agriculteur retraité de Champdieu a participé en 1985 à la finale nationale. À l’époque membre de Jeunes agriculteurs, il se qualifie au concours départemental suite à l’épreuve du canton de Montbrison plaine. Cette première étape lui fait prendre la tâche très au sérieux : « Je me suis beaucoup entraîné et j’ai analysé le règlement, précise-t-il en insistant : il fallait s’appliquer là où on pouvait gagner des points ». L’éleveur s’est ensuite hissé au niveau national en remportant l’épreuve régionale. Parmi les conseils qu’il donne pour avoir le meilleur labour possible se retrouvent « le fait d’avoir de la rigueur, une âme de compétiteur et un bon sens de l’observation. Il est aussi important de bien savoir viser un point fixe, et de lâcher le volant lorsque l’on se tourne ». Tous ces détails peuvent sembler anodins mais finissent par « établir une réelle différence lors des concours ». La dernière suggestion de Pascal Brosse se résume à « ne pas avoir d’état d’âme, bien lire le règlement et s’appliquer là où les points comptent le plus ».


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Jean-Baptiste Moine est une référence du labour ligérien, participant régulièrement à des concours dans les jurys. Il donne lui aussi de nombreux conseils aux laboureurs. Selon lui, « l’équipement est la base d’un beau labour et l’attelage tracteur-charrue est aussi important. Par exemple, des pneus trop larges écrasent le travail ». Parmi ses recommandations de matériel, il conseille plutôt une charrue bi-socs, offrant un meilleur rendu visuel et étant plus adaptée pour les entrées et sorties. Jean-Baptiste Moine affirme également que le principal est « d’être rectiligne pour l’ouverture, les bandes de labour et la dérayure finale ». Toutefois le principal conseil est l’entraînement : « Il faut s’entraîner, comprendre tous les aspects du labour, il n’y a pas de miracle » explique le passionné de labour.

Anthony Bonny et Pierre Goutagny sont les figures de proue du labour ligérien, tous les deux qualifiés à l’épreuve nationale en 2025, ils ont eux aussi des conseils pour les autres laboureurs souhaitant se perfectionner. Anthony Bonny encourage les jeunes à explorer la discipline, « sans hésiter à passer du labour en planche au labour à plat et inversement détaille-t-il. Personne ne doit trop hésiter à se lancer dans les concours. C’est valorisant quand on progresse et que l’on représente son territoire » insiste l’éleveur de Saint-Marcellin-en-Forez.

De son côté, Pierre Goutagny tient pratiquement le même discours en soulignant notamment les échanges de conseils entre candidats. « C’est aussi une fierté de participer en compétition tout en passant un moment convivial » explique-t-il aussi.