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Sécurité

Trottinettes électriques : ce qui change dans la Loire

Un nouvel arrêté préfectoral vient renforcer les règles encadrant les trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Une décision prise alors que les accidents impliquant ces engins ont fortement augmenté dans le département.

Par ABP
Trottinettes électriques : ce qui change dans la Loire
La vitesse est limitée à 25 km/h. ©AdobeStock

Avis aux utilisateurs de trottinettes électriques : il va falloir prendre de nouvelles habitudes. Depuis le 9 septembre, le port d’un casque de protection correctement attaché est obligatoire pour les conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) dans seize communes de la Loire. La mesure a été décidée par le préfet François-Xavier Bieuville dans un arrêté visant à renforcer la sécurité des usagers de la route ce 9 septembre.

Sont concernées Saint-Étienne, Saint-Chamond, Roanne, Firminy, Montbrison, Saint-Just-Saint-Rambert, Rive-de-Gier, Le Chambon-Feugerolles, Riorges, Andrézieux-Bouthéon, Roche-la-Molière, Veauche, Unieux, Feurs, Sorbiers et La Ricamarie. L'obligation s'applique lorsque les trottinettes et autres EDPM circulent sur les voies où ils sont autorisés.


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La décision intervient dans un contexte d’accidentalité jugé préoccupant par les services de l’État. Selon les données citées par la préfecture, les accidents corporels impliquant des EDPM ont augmenté de 160 % entre 2023 et 2025 dans la Loire. Depuis 2022, 37 personnes ont été impliquées dans un accident corporel mettant en cause un engin de ce type. Parmi elles, seize ont été grièvement blessées et quatorze hospitalisées.

Le non-port du casque peut désormais entraîner une amende de 35 euros, correspondant à une contravention de deuxième classe. Dans certaines situations, les forces de l’ordre peuvent également procéder à l’immobilisation ou à la mise en fourrière de l’engin, notamment en cas d’infraction grave ou de non-respect de l’obligation de casque.

Le nouvel arrêté rappelle également plusieurs règles déjà applicables aux utilisateurs de trottinettes électriques. L’âge minimum est fixé à 14 ans. La trottinette reste par ailleurs un engin individuel : transporter un passager est interdit et peut être sanctionné d’une amende de 135 euros.


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Autre règle à connaître : la vitesse maximale autorisée est de 25 km/h. Le débridage permettant de dépasser cette vitesse est interdit et peut être sanctionné d’une amende pouvant atteindre 750 euros. Le téléphone tenu en main est également proscrit pendant la conduite, tout comme les écouteurs et casques audio. Ces infractions peuvent entraîner une amende de 135 euros.

Côté circulation, les trottinettes électriques doivent emprunter en priorité les pistes et bandes cyclables lorsqu’elles existent. À défaut, elles peuvent circuler sur les chaussées dont la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h. Les trottoirs sont interdits, sauf lorsqu’une commune a explicitement autorisé leur utilisation. Dans ce cas, la circulation doit se faire à une allure modérée, proche de celle du pas, sans gêner les piétons.

Hors agglomération, les règles sont également plus restrictives : la circulation est notamment autorisée sur les pistes cyclables et voies vertes, tandis que l’utilisation des autres routes est soumise aux conditions prévues par la réglementation. Enfin, les utilisateurs doivent disposer d’une assurance responsabilité civile couvrant les dommages qu’ils pourraient causer à des tiers. Cette assurance est obligatoire pour utiliser une trottinette électrique.

ABP