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Prévention

Enfants victimes : le CHU de Saint-Étienne renforce son aide

Face à l’augmentation des violences sexuelles faites aux enfants, le CHU de Saint-Étienne renforce son dispositif d’accompagnement. Permanence associative, campagne de sensibilisation et formation des professionnels doivent faciliter le repérage des victimes et surtout leur permettre de trouver une écoute.

Par ABP
Enfants victimes : le CHU de Saint-Étienne renforce son aide
Depuis juillet, l’Aispas tient une permanence chaque jeudi après-midi à la Maison des Usagers de l’Hôpital Nord. ©AdobeStock

L’hôpital veut devenir un point d’entrée encore plus identifié pour les enfants victimes de violences sexuelles et leurs proches. Depuis la création, en novembre 2023, de l’Unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED), le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Étienne propose une prise en charge coordonnée des mineurs victimes de violences. Un dispositif qui franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec un partenariat renforcé entre l’établissement, la Préfecture de la Loire et l’Aispas (association spécialisée dans la lutte contre les abus et les violences sexuelles).


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L’objectif est double : mieux faire connaître les dispositifs existants et permettre aux victimes, à leurs familles comme aux professionnels, d’identifier plus facilement un interlocuteur capable d’écouter, d’accompagner et d’orienter.

Une permanence chaque jeudi

Depuis juillet, l’Aispas tient une permanence chaque jeudi après-midi à la Maison des Usagers de l’Hôpital Nord, dans le hall CDG. Une présence qui doit rendre l’écoute plus accessible et offrir aux victimes et à leurs familles un espace identifié, directement au sein de l’établissement. L’accompagnement proposé par l’association vient ainsi compléter celui des équipes hospitalières.

Cette nouvelle organisation s’inscrit dans la continuité du travail mené par l’UAPED. Créée au sein du pôle Femme-Mère-Couple-Enfant de l’Hôpital Nord, celle-ci accueille les enfants et adolescents âgés de 0 à 18 ans victimes de violences physiques, sexuelles ou psychologiques, mais aussi de maltraitance ou de négligence. Sa particularité : réunir dans un même lieu une équipe pluridisciplinaire et travailler en lien étroit avec la justice, les forces de l’ordre et les services de protection de l’enfance.

Le dispositif existe également au Centre hospitalier de Roanne, faisant de l’UAPED une ressource de référence pour les professionnels du territoire.

Former les soignants au repérage

Derrière les dispositifs, l’un des enjeux majeurs reste celui de la parole. Selon les chiffres communiqués par l’Aispas, deux à trois enfants par classe libèrent leur parole lors des actions de prévention menées par l’association : 85 % des violences sexuelles sont commises dans un cadre intrafamilial.

L’établissement souhaite aussi donner aux professionnels les moyens de mieux détecter les situations de violences. Une journée de formation doit prochainement être organisée pour les équipes du CHU de Saint-Étienne ainsi que pour celles des centres hospitaliers de Roanne et d’Annonay.


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Animée par l’Aispas, cette formation portera notamment sur les signes susceptibles d’alerter, les bonnes pratiques d’écoute, l’accompagnement des victimes et le cadre juridique. L’objectif est de permettre aux professionnels d’adopter les bons réflexes lorsqu’ils sont confrontés à une suspicion ou à une révélation de violences sexuelles.

L’hôpital veut devenir un point d’entrée encore plus identifié pour les enfants victimes de violences sexuelles et leurs proches. Depuis la création, en novembre 2023, de l’Unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED), le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Étienne propose une prise en charge coordonnée des mineurs victimes de violences. Un dispositif qui franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec un partenariat renforcé entre l’établissement, la Préfecture de la Loire et l’Aispas (association spécialisée dans la lutte contre les abus et les violences sexuelles).

L’objectif est double : mieux faire connaître les dispositifs existants et permettre aux victimes, à leurs familles comme aux professionnels, d’identifier plus facilement un interlocuteur capable d’écouter, d’accompagner et d’orienter.

Une permanence chaque jeudi

Depuis juillet, l’Aispas tient une permanence chaque jeudi après-midi à la Maison des Usagers de l’Hôpital Nord, dans le hall CDG. Une présence qui doit rendre l’écoute plus accessible et offrir aux victimes et à leurs familles un espace identifié, directement au sein de l’établissement. L’accompagnement proposé par l’association vient ainsi compléter celui des équipes hospitalières.

Cette nouvelle organisation s’inscrit dans la continuité du travail mené par l’UAPED. Créée au sein du pôle Femme-Mère-Couple-Enfant de l’Hôpital Nord, celle-ci accueille les enfants et adolescents âgés de 0 à 18 ans victimes de violences physiques, sexuelles ou psychologiques, mais aussi de maltraitance ou de négligence. Sa particularité : réunir dans un même lieu une équipe pluridisciplinaire et travailler en lien étroit avec la justice, les forces de l’ordre et les services de protection de l’enfance.

Le dispositif existe également au Centre hospitalier de Roanne, faisant de l’UAPED une ressource de référence pour les professionnels du territoire.

Former les soignants au repérage

Derrière les dispositifs, l’un des enjeux majeurs reste celui de la parole. Selon les chiffres communiqués par l’Aispas, deux à trois enfants par classe libèrent leur parole lors des actions de prévention menées par l’association : 85 % des violences sexuelles sont commises dans un cadre intrafamilial.

L’établissement souhaite aussi donner aux professionnels les moyens de mieux détecter les situations de violences. Une journée de formation doit prochainement être organisée pour les équipes du CHU de Saint-Étienne ainsi que pour celles des centres hospitaliers de Roanne et d’Annonay.

Animée par l’Aispas, cette formation portera notamment sur les signes susceptibles d’alerter, les bonnes pratiques d’écoute, l’accompagnement des victimes et le cadre juridique. L’objectif est de permettre aux professionnels d’adopter les bons réflexes lorsqu’ils sont confrontés à une suspicion ou à une révélation de violences sexuelles.

ABP
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Où s'adresser

Pour les victimes, leurs proches ou les professionnels qui souhaitent être orientés, l’UAPED Loire Sud, au CHU de Saint-Étienne, est joignable au 04.77.82.95.84 ou à l’adresse par mail à uapedloiresud@chu-st-etienne.fr. L’association se situe à l’Hôpital Nord, entrée EF, à proximité des urgences pédiatriques.

À Roanne, l’UAPED Loire Nord est joignable au 04.77.44.30.36 ou par courriel à uapedloirenord@ch-roanne.fr.

L’Aispas dispose également de permanences à Saint-Étienne, Roanne et Montbrison. L’association, liée au CHU par une convention depuis avril 2024, accompagne les enfants victimes d’abus sexuels et leurs familles et mène parallèlement des actions de prévention et de formation. Son message : « On vous croit, on vous écoute. »

Pour les victimes, leurs proches ou les professionnels qui souhaitent être orientés, l’UAPED Loire Sud, au CHU de Saint-Étienne, est joignable au 04.77.82.95.84 ou à l’adresse par mail à uapedloiresud@chu-st-etienne.fr. L’association se situe à l’Hôpital Nord, entrée EF, à proximité des urgences pédiatriques.

À Roanne, l’UAPED Loire Nord est joignable au 04.77.44.30.36 ou par courriel à uapedloirenord@ch-roanne.fr.

L’Aispas dispose également de permanences à Saint-Étienne, Roanne et Montbrison. L’association, liée au CHU par une convention depuis avril 2024, accompagne les enfants victimes d’abus sexuels et leurs familles et mène parallèlement des actions de prévention et de formation. Son message : « On vous croit, on vous écoute. »