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Journées de la Fourme et des côtes-du-forez

Côtes-du-Forez : comment le changement climatique transforme les vins du Forez

Il a pris quelques degrés, mais pas la grosse tête. Sous l’effet du réchauffement climatique, le gamay forézien mûrit davantage, colore plus franchement les verres et affiche parfois quelques degrés d’alcool supplémentaires. De quoi faire évoluer les côtes-du-forez sans renier leur caractère.

Par Alexandra Blanchard-Pacrot 
Côtes-du-Forez : comment le changement climatique transforme les vins du Forez
L'AOC existe depuis 2000. ©AdobeStock

Dans la Loire, il y a trois choses que Loïc Chèze, viticulteur, estime fiertés : « Les Verts, la fourme, le vin. » Et en ce qui concerne ce dernier, l’exploitant, installé à Leigneux, sait de quoi il parle : fils et petit-fils de vigneron, les cépages foréziens n’ont plus de secret pour lui qui travaille 12 hectares de vignes. Pour Loïc Chèze, si le terroir qui fait la spécificité des côtes-du-forez n’a guère évolué, ce n’est pas le cas du réchauffement climatique, dont les impacts sont immédiats sur les vins. « Jusqu’à présent, les conséquences ont été plutôt positives pour nous, puisque nous obtenons une meilleure maturité des raisins. Comme il pleut moins, les vignes sont moins touchées par la maladie, ce qui conduit à produire de meilleurs vins. Ce phénomène nous a permis de travailler leur qualité, sans négliger notre implication de vigneron », assure-t-il.

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