Génilait, une vitrine de la génétique ligérienne
Les responsables des schémas de sélection invités à Génilait comme juges ont salué la qualité des animaux présentés, mais aussi la forte mobilisation des éleveurs et du public autour des concours.
Comme d’habitude pour Génilait, les primipares ont été jugées en alternance entre les races Prim’holstein et Montbéliarde, à partir de 13h30. Les responsables de l’Adpel, en charge de l’organisation de la manifestation, avaient invité deux pointures pour le jugement : Frédéric Lepoint, responsable génétique holstein chez Gènes Diffusion, et Guillaume Fayolle, responsable du schéma de sélection Umotest.
Pour chaque section, ils ont établi un classement des vaches et désigné une ou deux meilleures mamelles. En fin de journée, ces dernières et les femelles ayant obtenu un 1er et un 2e prix se sont retrouvées dans le ring pour l’attribution des prix de championnat.
Usinette et Ushuaia en race Montbéliarde
En race Montbéliarde, Guillaume Fayolle a choisi Usinette, du Gaec des Peupliers à Saint-Hilaire-Cusson-la-Valmitte, comme meilleure mamelle, « Elle a un pis d’une texture incroyable. J’ai apprécié la qualité de ses attaches avant et arrière. L’implantation des trayons est parfaite. Ce pis est adapté aux systèmes de traite modernes. » Puis, il a attribué le titre de championne à Ushuaia du Gaec de L’Hôpital (Marcenod) : « Cette vache a une bonne ligne de dos et une démarche parfaite. Elle m’a plu dès le départ. »
Guillaume Fayolle a l’habitude de fréquenter Génilait. « Cet événement unique est un bon dosage entre la technique et la convivialité. » Il notait la présence toujours nombreuse de jeunes autour et dans le ring. « C’est appréciable pour l’avenir du métier. » Il estimait le concours « d’une bonne qualité, avec des animaux bien préparés. En période de canicule, c’est un sacré défi ».
Le palmarès des concours est à retrouver ici.
Le déroulement de la journée est à lire ici.
Même si l’hétérogénéité des animaux dans les sections était réelle, en raison de systèmes d’élevages variés, il n’a pas éprouvé de difficulté à juger. « Je suis satisfait de la photo finale. Les vaches sur le podium correspondent aux animaux recherchés dans le schéma de sélection : moins spectaculaires par la taille, mais plus solides pour répondre aux conditions d’élevage de plus en plus exigeantes. »
Vitaa et Upixie en race Prim’holstein
En race Prim’holstein, Frédéric Lepoint a désigné « sans hésiter » Vitaa, appartenant au Gaec du Tatier (Valeille), comme meilleure mamelle. « Elle a un système mammaire exceptionnel et d’excellentes attaches. » Il a ensuite choisi Upixie, du Gaec Cizeron à Cuzieu, comme championne. « Elle a une classe incomparable et une bonne qualité de mamelle. »
« Je ne suis pas surpris de voir cette ambiance dans la Loire, commentait Frédéric Lepoint à l’issue du jugement. On ne voit pas beaucoup de concours où il y a autant de spectateurs. Je suis impressionné par cette ferveur. » Même s’il a constaté des différences de qualité de vaches et de préparation lié à la participation de nouveaux éleveurs, il estime que cette manifestation est l’occasion pour eux de mettre le pied à l’étrier pour les concours. « Les championnes peuvent largement se projeter sur des compétitions régionales et nationales. »
Trois distinctions en race Simmental
En race Simmental, le directeur de l’organisme de sélection Simmental France, Pierre-Elie Richard, a donné trois distinctions parmi la dizaine de vaches présentées dans le ring. Le titre de championne revient à Promesse, détenue par le Gaec Colombat (Crémeaux). « C’est une vache complète, solide. Elle se déplace bien », commentait le juge. La meilleure mamelle est Union, appartenant au Gaec de la Réserve à Saint-Chamond. « Elle présente une mamelle que tous les éleveurs attendent », assurait le directeur. Il désignait aussi le prix de meilleure bouchère à Ultrabelle, du Gaec Ferme de la Lande à Saint-Marcellin-en-Forez. « Cette primipare est exceptionnelle, indiquait-il. Elle a les qualités de couverture musculaire qui sont recherchées dans la race. »