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Présidence de l'UE

Irlande : priorité à la conclusion de l'accord sur le cadre financier 

Depuis le 1er juillet, l’Irlande a pris la suite de Chypre à la tête du Conseil de l’Union européenne avec en ligne de mire, la conclusion des discussions sur le prochain cadre financier pluriannuel.

Par F. M.
Irlande : priorité à la conclusion de l'accord sur le cadre financier 
©Flikr
Depuis le 1er juillet, l'Irlande a pris la présidence du Conseil de l'Union européenne. Elle succède à Chypre.

Après six mois de présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne (UE), c’est l’Irlande qui a repris le flambeau le 1er juillet. Accompagnée de la Lituanie et de la Grèce, cette présidence, la huitième de l’histoire du pays, marquera l’arrivée d’un nouveau trio qui s’étendra jusqu’à la fin de l’année 2027.

Le gouvernement irlandais a présenté le 10 juin ses priorités pour la fin de l’année 2026, articulées autour des thématiques que sont la compétitivité, les valeurs et la sécurité. La principale sera de favoriser la conclusion rapide d’un accord sur le cadre financier pluriannuel pour la période 2028-2034. « Donner à l’UE les moyens de répondre aux défis qui l’attendent tout en soutenant des politiques existantes et cruciales telles que la Politique agricole commune (Pac) et la politique de cohésion, sera une priorité absolue de la présidence irlandaise », insiste Dublin dans son document.

Pac et élevage

Au niveau du Conseil Agriculture, l’accent devrait donc être mis sur les discussions autour de la future Pac post 2027 avec comme objectif de définir un « cadre commun pour une agriculture compétitive et durable ». L’Irlande devrait se focaliser en particulier sur la question de la simplification de la Pac. « La future Pac doit être réalisable en pratique et plus simple à gérer pour les agriculteurs et autres bénéficiaires », est-il indiqué dans le programme de travail. Au-delà de la compétitivité, la future présidence engagera les discussions sur la manière dont la prochaine Pac pourra équilibrer les différents aspects de la durabilité (économique, sociale et environnementale).

Dublin souhaite également faire avancer les travaux en cours sur la simplification et parvenir à un accord avec le Parlement européen sur l’omnibus « sécurité alimentaire ».

En outre, elle place la question de l’élevage (dont le bien-être animal) au cœur de son programme de travail alors que Bruxelles doit présenter sa stratégie le 7 juillet. De plus, une attention particulière sera accordée au renouvellement générationnel, en particulier chez les agricultrices et à l’innovation en se concentrant sur la bioéconomie.

Comme ses prédécesseurs, l’Irlande tiendra des débats récurrents sur la situation des marchés agricoles et les questions liées au commerce international. Elle poursuivra aussi les discussions sur le plan d’action relatif aux engrais. Enfin, elle compte finaliser la proposition et la feuille de route de la Commission européenne sur le bio.