Anticiper les besoins pour sécuriser les stocks
La sécheresse de 2026 fragilise les stocks fourragers de nombreux élevages. Même si les situations restent très variables, réaliser un bilan précis des besoins permet d'anticiper les achats et de choisir les solutions les plus adaptées pour traverser l'hiver.
Après deux années convenables pour la production fourragère, les fortes températures de 2026 mettent à rude épreuve nos systèmes fourragers. A l’échelle du département, différentes situations selon les zones géographiques et les exploitations peuvent se retrouver. Des stocks de report existent dans une majorité d’exploitations, mais les stocks en ensilage de maïs plante entière ou épis risquent d’être justes pour traverser l’hiver 2026-2027.
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Avant toute de chose, il est primordial de réaliser une prévision de production laitière afin de s’assurer que l’exploitation ne part pas dans une surproduction par rapport à ses références. Si besoin, ajuster les effectifs. Dans les systèmes laitiers, la réalisation du bilan fourrager par catégorie d’animaux est intéressante pour offrir une ration de qualité. Sur les premiers bilans fourragers réalisés, il n’y a pas de réponse unique, mais une multitude de leviers à actionner selon les exploitations.
Voici quelques grandes pistes selon la situation :
- s’il y a un réel besoin de fourrage sur l’exploitation, en acheter un bon (ensilage de maïs ou d’herbe, ou enrubannage) est recommandé afin de valoriser au mieux les concentrés ;
- si le stock fourrager est presque atteint, il est envisageable d’acheter des coproduits (pulpes surpressées, corn gluten humide, drêches, pommes de terre) afin de gagner quelques kilos de matière sèche par vache. Sécuriser ces approvisionnements avec des contrats est recommandé.
- si le stock fourrager est suffisant en quantité et qualité (ensilage d’herbe, enrubannage), mais que la ration présente un déficit d’ensilage de maïs par rapport à une année classique, il vaut mieux acheter des concentrés afin de rééquilibrer la ration selon les fourrages disponibles (céréales, maïs grain…).
Besoin d’acheter ?
Les éleveurs qui auraient besoin d’acheter de l’ensilage de maïs peuvent se référer au tableau 1, qui donne une équivalence des rendements de maïs.
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Pour les achats en plante entière, s’assurer de la qualité du maïs en allant le voir sur pied ou en demandant une analyse complète, notamment pour avoir le taux d’amidon.
Le calcul du prix d’équivalence est à modérer en fonction du coût de transport, de la loi de l’offre et de la demande et du coût de production. Il s’agit-là d’une base de négociation.
Le tableau 2 présente les avantages et les limites des coproduits, pour les éleveurs qui souhaiteraient en acheter.
Loire Conseil Elevage