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Préfecture

Sécheresse : une partie de la Loire passe en “alerte”

Une partie du département de la Loire a été placée en “alerte” vis-à-vis de la situation hydrologique et du risque de sécheresse. Des mesures de restriction des usages de l’eau s’imposent. Le reste demeure en “vigilance“.

Par LGF
Sécheresse : une partie de la Loire passe en “alerte”
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Plusieurs secteurs du département de la Loire ont été placés en “alerte“ vis-à-vis de la sécheresse. Le reste du département reste en “vigilance“.

Le 18 juin, le département de la Loire avait été placé au niveau de vigilance au titre de la sécheresse, en application de l’arrêté-cadre du 21 mai 2025 modifié. Mercredi 24 juin, la préfecture de la Loire prenait un nouvel arrêté de restriction sur certaines zones du département : les zones Forez – Ance-Mare-Bonson et Rhins-Sornin sont passés en niveau d’alerte. Le reste du département demeure en niveau de vigilance.

Dans les communiqué successifs, les services de l’Etat expliquent que les précipitations régulières des quinze premiers jours d’avril et de mai ont permis de maintenir un niveau correct des débits des cours d’eau dans le département de la Loire après un hiver et un début de printemps déficitaires, hormis le mois de février. L’épisode de fortes chaleurs de fin mai et celui de ces derniers jours, ainsi que les rares précipitations notables ont eu des conséquences rapides sur la situation hydrologique du département.

« La rivière la Mare à Saint-Marcellin-en-Forez (zone d’alerte de Forez – Ance-Mare-Bonson) a franchi le niveau de vigilance le 7 juin. Le Rhins, à Saint-Vincent-de-Boisset, a atteint ce même seuil le 11 juin, puis le fleuve Loire à Bas-en-Basset (zone Fleuve Loire Amont), le Gier à Rive-de-Gier (zone Gier) et l’Aix à St-Germain-Laval (zone Aix) ont suivi le 12 juin », précise la préfecture. Depuis, la situation générale des cours d’eau s’est aggravée sous l’effet des fortes chaleurs de ces derniers jours. La baisse des débits pèse particulièrement sur les milieux aquatiques déjà fragilisés.

Restrictions en situation d'alerte

Les principales mesures de restrictions en situation d’alerte concernant les particuliers et les collectivités sont :

- interdiction de 10 à 18 heures de l’utilisation de l’eau pour l’arrosage des jardins potagers, massifs fleuris et plantations arborées ;

- interdiction d’utilisation de l’eau pour le lavage des voitures hors des stations professionnelles ;

- interdiction du remplissage des piscines privées et de l’arrosage des pelouses.

Pour les usages économiques de l’eau (par les entreprises) :

- les prélèvements indispensables dans les process de fabrication industrielle sont réduits de 25 %, sauf dans certains cas de figure, notamment si l’eau provient d’un réseau d’eau potable alimenté par un barrage ou la nappe d’accompagnement du Rhône ou encore en cas de mise en place d’un plan de sobriété hydrique ;

- l’irrigation des cultures agricoles est soumise à des restrictions horaires, qui dépendent des cultures concernées et des matériels utilisés, l’irrigation des prairies de graminées est interdite. Ces limitations ne s’appliquent pas aux retenues de stockage non situées en travers de cours d’eau ni au canal du Forez.

Le prélèvement dans les cours d’eau (bief, pompage) ou dans les nappes pour le remplissage des plans d’eau est interdit, sauf exceptions.


Les principales restrictions selon les niveaux sont rapportées dans le tableau à consulter en cliquant ici.

Pour les spécificités liées au canal du Forez, c'est par là.

Et celles pour les cours d'eau, c'est ici.


En situation de vigilance

Le niveau de vigilance « n’impose pas de restrictions temporaires des usages de l’eau », précise la préfecture de la Loire. L’arrêté-cadre invite néanmoins les usagers à limiter volontairement leurs prélèvements afin de ralentir ou réduire autant que possible la dégradation de la situation hydrologique, en particulier sur les zones d’alerte citées ci-après « Cette économie de la ressource en eau doit être l’affaire de chacun : chaque usager est ainsi invité à limiter sa consommation d’eau dans le cadre d’une gestion responsable », insiste-t-elle.

Dans le département, il existe douze zones de suivi, dans lesquelles des stations de mesure du débit permettent de surveiller en temps réel les niveaux des cours d’eau. Lorsque les débits des cours d’eau deviennent insuffisants pour assurer l’ensemble des usages et le maintien de la vie aquatique, le préfet peut mettre en œuvre des mesures de restrictions progressives des usages pour limiter les prélèvements d’eau dans le milieu naturel.

Spécificités de la gestion de la ressource en eau

Contrairement à la plupart des départements, la Loire ne dispose que de peu de nappes phréatiques, ce qui rend sa situation particulière. C’est pourquoi de nombreux barrages ont été construits pour stocker les débits hivernaux des cours d’eau, à destination soit de la production d’eau potable, soit pour des usages économiques, et en particulier agricoles.

Aussi, explique la préfecture, « un peu plus de la moitié des communes est alimentée par de l’eau superficielle (cours d’eau ou retenues) tandis que l’autre moitié puise sa ressource dans l’eau souterraine (sources et nappes). 80 % de la population ligérienne consomme de l’eau potable qui provient d’une ressource superficielle, c’est-à-dire directement prélevée dans une rivière ou dans une retenue de stockage ».