Vaccination FCO-1 : l'État finance les doses mais pas l'intervention vétérinaire
Pour la deuxième campagne de vaccination contre la FCO-1, les éleveurs devront payer l’acte de vaccination, tandis que les doses seront toujours prises en charge par l’État.
D’après un arrêté paru au Journal officiel le 2 juin, l’État mettra gratuitement à disposition des éleveurs plus de 800 000 doses de vaccins contre la Fièvre catarrhale ovine de sérotype 1 (FCO-1). Toutefois, le texte prévoit que, pour cette seconde campagne, qui durera jusqu’au 31 décembre 2026, « les frais vétérinaires inhérents à la prescription et à l’acte d’injection sont à la charge de l’éleveur ».
Dans le détail, les doses pourront être utilisées pour protéger les ovins, bovins et caprins dans tous les départements de France métropolitaine.
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La FCO-1 est actuellement présente en Espagne, mais pas en France. À l’été 2025, le ministère de l’Agriculture avait mis en place une première campagne de vaccination préventive pour un million d’ovins et 700 000 bovins, dans un cordon sanitaire le long des Pyrénées. Les doses et l’acte de vaccination étaient alors pris en charge par l’État.
En ce printemps 2026, deux sérotypes de la FCO sont présents dans l’Hexagone, en particulier dans l’Ouest (Bretagne et Normandie notamment) : la FCO-3 (avec 7 606 foyers) et la FCO-8 (avec 3 342 foyers entre le 1er juin 2025 et le 7 mai 2026). Ces deux sérotypes sont classés comme « enzootiques » sur le territoire français.
La FCO-4 désormais classée « exotique »
De son côté, un troisième sérotype, le 4, a vu son classement modifié par un arrêté paru au JO le 31 mai : il n’est plus considéré comme enzootique en France continentale. La FCO-4 est donc désormais classée comme « exotique », sauf en Corse où elle est toujours enzootique. Ce sérotype n’a « pas été isolé en France hexagonale depuis 2018 », rappelle le ministère de l’Agriculture sur son site internet, alors que l’Île de beauté a dénombré dix foyers cliniques entre le 1er juin 2024 et le 31 mai 2025.
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En vertu d’un arrêté du 4 juillet 2024, les mesures de gestion sont différenciées selon le statut du sérotype. Un foyer d’un sérotype exotique donne lieu à la création d’une zone régulée d’un rayon de 150 km, avec interdiction de sortie des animaux sensibles (ovins, bovins, caprins). Le but est de « limiter l’extension de la maladie et préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres », selon le ministère. Les animaux infectés par un sérotype enzootique, eux, peuvent circuler sous condition de vaccination et de désinsectisation.