Aïd el-Kébir : achat du mouton, transport, abattage… Quelles sont les règles à respecter dans la Loire ?
À l’approche de l’Aïd al-Adha, prévu autour du 26 mai, les services de l’État rappellent les obligations encadrant la vente, le transport et l’abattage des animaux. L’objectif : garantir le respect des règles sanitaires, commerciales et du bien-être animal.
La fête religieuse musulmane de l'Aïd al-Adha (ou Aïd el-Kébir) aura lieu autour du mardi 26 mai 2026 (la date exacte précisée ultérieurement). « Cet événement doit se dérouler dans le respect des réglementations sanitaires, environnementales et commerciales en vigueur, ainsi que dans le respect des réglementations relatives à la protection animale » tient à souligner la préfecture de la Loire.
Les services de l’Etat rappellent que l’abattage d’animaux en dehors d’un abattoir agréé demeure interdit ; que la vente ou cession à titre gratuit d’ovins, caprins, bovins vivants à des particuliers est interdite jusqu’au 8 juin inclus (arrêté préfectoral 199-DDPP-26 du 15 avril 2026) ; et que leur transport par un particulier est interdit jusqu’à cette échéance.
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Pour réserver le mouton (ou autre animal) vivant qui sera abattu, il convient de recourir à une filière régulière (détenteur déclaré à l’établissement de l’élevage). Chaque animal doit être identifié par un repère agréé sur chaque oreille. Seul l’éleveur lui-même ou un transporteur spécialisé peuvent en assurer le transport jusqu’à un abattoir agréé, et ce dans des conditions conformes au bien-être animal. L’animal pourra être récupéré après inspection vétérinaire et estampillage de la carcasse.
Pour l’achat d’une carcasse d’un animal abattu rituellement, il convient de vérifier que l’estampille vétérinaire est bien présente. La préfecture indique que plusieurs solutions sont possibles pour cet achat :
- faire appel à une des boucheries spécialisées en viande hallal du département ;
- commander son animal dans une filière autorisée (super et hypermarché, site internet de la grande mosquée de Lyon…) ;
- contacter les établissements ou associations de la Loire : Abattoir de proximité d’Andrézieux-Bouthéon pour les ovins ; Société La Bouchère à La Talaudière pour les bovins ; Société forézienne d’abattage à Feurs pour les bovins ; Abattoir du Pays de Charlieu pour les ovins ; Association cultuelle des musulmans de Montreynaud Saint-Étienne pour les ovins.
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Les éleveurs souhaitant vendre des moutons à des particuliers ont été invités par la préfecture à se rapprocher préalablement des abatteurs pour disposer d’un créneau horaire en fonction du nombre de moutons à abattre. Ils ont la responsabilité d’acheminer ou de faire acheminer les moutons à l’abattoir.
Les sanctions
Alors que le respect de la réglementation constitue une priorité pour les services de l’État, ils rappellent que :
- le transport d’animaux vivants dans des conditions ne satisfaisant pas à leur bien-être est une infraction punie d’une amende de 750 euros ;
- le recours à l’abattage hors abattoir est un délit réprimé par une peine de six mois d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. De plus, il fait encourir des risques sanitaires aux consommateurs - puisque la viande et les abats consommés ne seront pas issus de carcasses d‘animaux inspectées par les services vétérinaires de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) - et présente des risques au regard de la santé animale, de la protection animale et de l’environnement.