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Série de l'été : vivre en ruralité

Dans la Loire, sans voiture, mais pas sans ressources 

Dans les campagnes ligériennes, la voiture est souvent indispensable. Pourtant, certains habitants vivent sans permis ou sans véhicule. Entre système D, solidarité et solutions locales, ils réinventent leur façon de se déplacer.

Par Alexandra Blanchard-Pacrot 
Dans la Loire, sans voiture, mais pas sans ressources 
Le covoiturage est le moyen le plus facile de contourner les difficultés liées à l'absence de voiture dans les campagnes ligériennes. ©©AdobeStock

À Sainte-Colombe-sur-Gand, commune de 384 habitants nichée entre les monts du Lyonnais et la plaine du Forez, la voiture semble faire partie du paysage. La gare la plus proche est à Balbigny, à près de 10 kilomètres, le premier arrêt de bus se trouve à Feurs, à une quinzaine de kilomètres. La commune n'appartient à aucune aire d'attraction des villes : ici, les commerces, les services et les emplois sont dispersés. Dans ces territoires, posséder une voiture apparaît souvent comme une évidence. Pourtant, certains habitants s'en passent, par choix ou par nécessité. Une situation rare, qui oblige à réinventer son quotidien. Selon l'Insee, entre 16 et 20 % des Ligériens vivent dans des communes rurales, soit environ 120 000 à 150  000  personnes. Si 95 % des habitants du département disposent théoriquement d'une offre de transport collectif dans leur commune, cette statistique masque de fortes disparités. Dans les secteurs les moins denses, les fréquences sont limitées et...

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